Alors qu'un média en Colombie « Noticias Caracol » a publié un article accusant le Premier ministre Claude Joseph dans l'assassinat du président Jovenel Moïse, la Direction générale de la Police nationale n'a pas tardé à démentir l’information dans une note de presse publiée ce jeudi.
La DGPNH précise que « contrairement aux allégations diffusées par le média colombien Noticias Caracol, les indices et autres informations collectées dans le cadre de l'enquête ne révèlent aucun lien avec le Premier ministre en place et les suspects n'ont fait aucune révélation en ce sens ».
Dans son article, le journal colombien « Noticias Caracol » avait écrit:
« Les autorités haïtiennes et les enquêteurs du FBI considèrent le premier ministre (Claude Joseph) comme la figure de proue de ce crime, aux côtés du docteur Sanon et de John Joel Joseph, aujourd’hui recherché par la justice ».
L'institution policière saisit l'occasion pour mettre, dit-elle, en garde contre toute manœuvre de diversion et renouvelle sa détermination à poursuivre l'enquête en cours jusqu'à son aboutissement.
A une question des journalistes relatives aux accusations du journal colombien contre le chef du gouvernement haïtien, le directeur de la police colombienne, le général Jorge Luis Vargas déclare que le gouvernement n'est pas au courant d'une quelconque participation de Claude Joseph dans cette affaire.
« Non, absolument, aucune information ne conduit vers de telles conclusions », répond-il.
Dans la note, la direction générale de la PNH signale que des enquêteurs de FBI et autres techniciens étrangers sont en Haïti afin d'aider l'institution policière dans l'enquête sur l'assassinat brutal de l'ex président Jovenel Moïse dans sa résidence privée à Pèlerin 5 dans nuit du 6 au 7 juillet.
« La Direction générale de la Police nationale d'Haïti porte à la connaissance du public en général et la presse en particulier que l'enquête autour de l'assassinat du président Jovenel Moïse est toujours en cours. En cela, elle bénéficie de l'accompagnement technique des enquêteurs du "FBI" et de plusieurs autres techniciens étrangers », peut-on lire dans la note.
Le président Jovenel Moïse a été tué de 12 projectiles par un commando lourdement armé dont la plupart des anciens militaires retraités de Colombie. Plusieurs de ces présumés assassins du président Moïse sont déjà sous les verrous. La justice haïtienne a entendu plusieurs personnalités dans le cadre de l'enquête. Des présumés commanditaires de l'assassinat sont également sous les verrous, d'autres sont recherchés par les forces de l'ordre, notamment l’ancien sénateur de l’Ouest John Joel Joseph et l’homme d’affaires Rodolph Jaar.
Par: Michelson Césaire
- Log in to post comments


