PubGazetteHaiti202005

Assassinat de Jovenel Moïse: la communauté internationale, choquée, dit condamner ce crime odieux 

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L’assassinat du président Jovenel Moïse dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet a choqué le monde entier. La nouvelle a été confirmée par le premier a.i Claude Joseph qui parle d'une attaque d'un commando armé « constitué d’individus non identifiés dont certains parlaient espagnol ». A la rédaction de cet article, de nombreux pays et acteurs de la communauté internationale ont déjà réagi. Ils ont fait part de leur stupéfaction en condamnant l’assassinat du chef de l’Etat.


La Maison-Blanche a qualifié de «terrible» et de «tragique» l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, rapport le journal TVA Nouvelles. Il s'agit «d'une attaque terrible, une attaque tragique, ayant ciblé le président d'Haïti et sa femme au cours de la nuit», a déclaré Jen Psaki, la porte-parole de l'exécutif. 

Plus loin, le porte parole Jen Psaki annonce que les États-Unis «(sont) prêts à assister sous n'importe quelle forme la population d'Haïti, le gouvernement d'Haïti, s'il y a une enquête». 

De l’autre côté de l’Ile, le président Luis Abinader a dans une publication sur Twitter a condamné cet assassinat.

« Nous regrettons et condamnons l'assassinat du président haïtien, Jovenel Moïse et de la première dame, Martine Moïse. Ce crime porte atteinte à l'ordre démocratique d'Haïti et de la région. Nos condoléances à sa famille et au peuple haïtien », a écrit le chef d’Etat dominicain. Toutefois, selon les informations parvenues à Gazette Haïti, la première dame à été gravement touchée par balles mais n’est pas morte. 


Au Québec, c'est la consternation. C'est le cas pour la mairesse de Montréal Valérie Plante, en ce mercredi, qui fait savoir sur Twitter : « Je suis sous le choc, apprenant l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse et je suis de tout cœur avec la communauté haïtienne, à Montréal, et à Haïti, qui doit composer avec ce geste inacceptable. Un assaut à la démocratie qui exacerbe l’instabilité dans le pays ».

Le ministre des relations internationales canadiennes, Nadine Girault, pour sa part, déclare qu'elle « tient à exprimer (sa) solidarité au peuple haïtien et à la communauté haïtienne du Québec pour ce terrible attentat contre le président Jovenel Moïse et son épouse. Nous condamnons cet acte de violence odieux. Le Québec est de tout cœur et aux côtés d’Haïti ».

Quant à l'Organisation des États Américains (OEA), « cette attaque est un affront contre l'ensemble de la communauté des nations démocratiques représentées à l'OEA ». L'Organisation affirme en ce sens « condamner dans les plus forts termes cet acte criminel survenu ce matin, l’assassinat du Président Jovenel Moise ».

Alors qu’elle dit rejeter cet acte répréhensible, l'OEA appelle « à finir avec une politique irresponsable qui risque de mettre en échec les acquis démocratiques et le futur du pays ».


Un Conseil permanent de l'OEA a été convoqué à l'extraordinaire, ce mercredi 7 juillet 2021, à 14:30, pour analyser les récents événements en Haïti, informe la mission d’Haiti à l’OEA sur Twitter. 

La France réagit à travers une déclaration publiée par le ministre des affaires étrangères Jean- Yves Le Dryan qui affirme « avoir appris avec stupeur l’assassinat l’année dernière du président de la république d’Haiti Jovenel Moïse ». Il dit « (condamner) fermement ce lâche assassinat ».  « Toute lumière devra être faite sur ce crime qui intervient dans un climat politique et sécuritaire très dégradé », écrit le chef de la diplomatie française qui « invite l’ensemble des acteurs politiques haïtiens au calme et à la retenue ». Au nom de la France, Jean-Yves Le Dryan présente ses plus sincères condoléances à la famille du président Moïse et au peuple haïtien. Il appelle les ressortissants français en Haïti à la plus prudence. 


A l’ouverture des travaux du Conseil de sécurité de l'ONU ce mercredi, le président et l'ambassadeur français Nicolas de Rivière confie être  « profondément choqué » par l’assassinat mercredi du chef d’État haïtien Jovenel Moïse ».

« Les membres du Conseil se disent profondément choqués par l’assassinat du président Moïse survenu plus tôt dans la journée à Port-au-Prince et préoccupés par le sort de la Première dame, Martine Moïse, qui a également été blessée par balles dans l’attentat », a-t-il fait savoir.

Invité sur France 24, l’ancien ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret parle d’ « une nouvelle atterrante et triste pour la famille et la principale victime qui est le président Jovenel Moise».
« Le malheur c'est qu'il rejoint la liste maintenant déjà nombreuse des tiers des chefs d'État et de gouvernements de ce pays depuis l'indépendance qui ont été renversés, déposés et soit assassinés », indique l'ex ambassadeur qui avance qu' « on renoue avec une histoire qui avait été mise entre parenthèse ».

Il appelle, « les pays amis, commençant par la France les États-Unis, le Canada, bien sûr les Nations Unies à assurer les haitiens de ce qui peut être fait et comment accompagner un processus de transition qui sera de toute façon en dehors des cours constitutionnels ».


Pour le premier ministre britannique Boris Jhonson, c'est un acte odieux.
« Je suis choqué et attristé par le décès du Président Moïse. Nos condoléances vont à sa famille et au peuple haïtien. C'est un acte odieux et j'appelle au calme en ce moment », a déclaré M. Boris Jhonson.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell s’est dit également « choqué » par l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse mercredi et (aussi) préoccupé par le risque d’une « spirale de violence » dans le pays. « Ce crime entraîne un risque d’instabilité et d’une spirale de violence », a-t-il déclaré dans un message sur son compte Twitter, en faisant part de son inquiétude.


Du côté du gouvernement, lors d'un point de presse, le premier ministre a.i Claude Joseph annonce que le pays est passé en état de siège et appelle la population à garder le calme. Selon Dr Claude « tous les secteurs doivent condamner d’une seule voix cet acte ». Il promet que les coupable seront punis.

 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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