En moins de huit jours, soit du 25 au 30 juin 2021, près d’une soixantaine de personnes sont tuées à Cité Soleil, rue Magloire Amboise, Delmas et Pétion-Ville. C’est le décompte fait par la Fondasyon Je Klere (FJKL). Le chaos s’installait dans le plus grand bidonville qui a enregistré des blessés, des maisons incendiées. L’organisme de défense des droits humains appelle les autorités étatiques au respect de leur obligation de protéger les droits des citoyens/citoyennes.
Le sang coule dans la capitale, des familles sont endeuillées à cause de la fureur des gangs armés. Selon les chiffres avancés par la FJKL, pas moins de 60 personnes ont été tuées à Cité Soleil, rue Magloire Amboise, Delmas et Pétion-Ville.
Le plus grand bidonville du pays a compté par dizaine le nombre des personnes tuées. Le bilan de la FJKL fait état d’au moins quarante personnes tuées à Cité Soleil, le 25 juin. En outre, beaucoup de blessés par balles et des morts ont été enregistrés au niveau de la population civile de Brooklyn, de Boston ; plusieurs maisons ont été incendiées. Selon FJKL, ces dernières ont perdu leur vie dans le cadre d’une attaque du groupe dit Fòs Revolisyonè G-9 An Fanmi E Alye, dirigé par Jimmy Cherizier allias Barbecue, proche du pouvoir politique en place contre le groupe G-pèp de Gabriel Jean Pierre alias Ti Gabriel.
Les faits ont été rapportés par l’organisme de droits humains. « Des hommes armés du quartier de Boston ont placé des individus armés sur le toit de l’église communément appelée Seven-Up qui domine le quartier de Brooklyn, fief de Ti Gabriel. En réaction, la bande à Ti Gabriel a attaqué les soldats du groupe de Boston placés sur cette position stratégique tuant quatre (4) soldats du G-9 », peut-on lire dans le communiqué de la FJKL.
Toujours selon les faits, dans l’après-midi du même jour, le G-9 a attaqué G-Pèp par Nòre en passant par la route en terre battue (Wout Tè) après avoir encerclé Ti-Gabriel de tous les côtés. Le G-9 a tenté de chasser les soldats de Ti Gabriel sur plusieurs points stratégiques que ce dernier a pu reprendre au cours d’une opération soldée par la perte de quinze (15) soldats dont le nommé "Ede" connu comme étant le fer de lance du G-Pèp. De son côté, le G-9 a perdu 6 soldats.
La situation de terreur s’est poursuivie le 26 juin 2021 où le groupe 400 Mawozo a investi les rues de la ville de la Croix-des-Bouquets. Ce groupe a incendié un grand nombre de véhicules et tiré dans toutes les directions avec des armes lourdes. La FJKL critique la passivité des policiers qui sont restés cloitrés à l’intérieure de leur commissariat pendant les attaques. Et la population est restée livrée à la merci des bandits qui ont pillé, volé, agressé, intimidé en toute quiétude.
La FJKL revient sur la tuerie du 29 juin 2021 à dans la zone de Delmas 32 et à Christ-Roi où la population civile a subi de nouvelles attaques armées faisant une quinzaine de morts dont le journaliste Diego Charles de RadioVision 2000 et Antoinette Duclaire (Netty), militante politique de l’opposition et porte-parole de Matris Liberasyon.
Le train de la mort a emporté un cambiste à Pétion-ville, un mécanicien bien connu à la rue Magloire Amboise et deux autres personnes à Frères.
Face à ce climat de terreur insoutenable, la FJKL dit constater que les bandits ont opéré en toute impunité. Aucun des criminels n’a été arrêté, ou interpellé.
« Port-au-Prince est redevenu le Port au crime !. Les autorités policières et gouvernementales ont failli à leur double obligation de prévenir le crime et de sanctionner les criminels », fustige la FJKL.
La Fondasyon Je Klere (FJKL) dit noter avec douleur qu’un climat de terreur s’installe dans la région métropolitaine. La situation sécuritaire déjà préoccupante connait une remontée spectaculaire ces derniers jours. La Fondasyon Je Klere (FJKL) en profite pour exhorter l’équipe au pouvoir à prendre conscience de son incapacité à diriger le pays et tirer les conséquences de son inconséquence pour éviter au pays des jours encore plus sombres.
Par: Michelson Césaire
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