PubGazetteHaiti202005

Le Réseau des enseignantes et enseignants haïtiens est contre le déplacement des centres d'examens cette année 

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Le Réseau des enseignantes et enseignants Haïtiens (REH) a donné une conférence de presse le jeudi 1e juillet 2021, au local d'Asso, pour se positionner sur la décision du ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle de déplacer les centres d'examens de Fontamara et de Martissant. Selon le secrétaire général du réseau, Dorcely Masly, cette décision ne va pas résoudre le problème car il y a de nombreux enfants de la zone Sud de la capitale qui ont leur école au centre-ville de Port-au-Prince, et seraient obligés de braver le danger des gangs.

« Dans un premier temps, il faut négocier avec les bandits afin qu’ils prennent une trêve, qui permettra aux examens officiels de se réaliser sans un tir dans le Sud de la capitale », a proposé le secrétaire général Masly qui croit que « les bandits ont des patrons et que le ministre Agenor Cadet comme ancien ministre de l'intérieur a le contact de tous ces gangs armés ».

Deuxièmement, le secrétaire général envisage comme solution par rapport au coronavirus que « MENFP rentre en négociation avec l'Université d'État et les universités privées qui sont mieux équipées pour recevoir les élèves pour les examens officiels dans des espaces qui répondent au moins au respect des mesures barrières ».

Jean Buteau Durger, secrétaire de l'organisation, pour sa part, est intervenu sur le problème des arriérés de salaire. Il dénonce « l'État central qui ne paie pas les professeurs pour les travaux rendus à temps ». M. Durger demande, en ce sens, ce que « font les autorités avec le fonds national de l'éducation ( FNE) qui est censé servir à payer les professeurs, mettre en place des cafétérias dans les écoles publiques et (faciliter) la formation des maîtres »

Le secrétaire Jean Buteau Durger condamne également le comportement de l'État qui traite les employés du ministère de l'éducation nationale en parents pauvres. « Il y a 18 ministères dans le pays, seul le MENFP est privé de la carte de débit », relève le professeur qui demande « au ministre Agenor Cadet de résoudre ce problème avant le debut de l'année académique 2021-2022 ».

Par ailleurs, le secrétaire général du réseau des enseignant(e)s, Dorcely Masly demande que « l’on tienne compte d'une nouvelle méthode de préparation des textes d'examens officiels en tenant compte des professeurs qui n'ont pas bouclé l'année académique dans certaines écoles en raison de l'insécurité, notamment pour les élèves de nouveau secondaire »

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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