Dans un rapport publié en date du jeudi 01 juillet 2021, le Réseau National de Défense des Droits Humains ( RNDDH), condamne les récentes déclarations du Directeur Général a.i de la Police Nationale, Léon Charles qui a imputé la responsabilité de la fusillade enregistrée à Delmas 32/ Christ-Roi dans la nuit du 29 juin ayant coûté la vie à plus d'une quinzaine d'individus dont le journaliste Diego Charles et la militante politique Antoinette Duclaire à « Fantom 509 », Selon le rapport du RNDDH, le carnage a été perpétré par des individus lourdement armés identifiés comme faisant partie de la Base Krache Dife.
Moins de 24 heures après la fusillade à Delmas 32/Christ-Roi, le directeur a.i de la police nationale d’Haïti, Léon Charles avait, lors d’un point de presse, accusé les alliés du policier syndicaliste Guerby Geffrad tué dans l’après-midi du 29 juin d’être les auteurs du massacre.
Quelques heures après, un CSPN spécial autour de la tuerie a été a été organisé. Les premiers éléments d'enquête communiqués ont attribué les actes perpétrés durant cette nuit là au groupe « Fantom 509 ».
Dans un rapport publié ce jeudi 01 juillet, le RNDDH rejette d'un revers de main, les déclarations faites par le Directeur Général a.i de la PNH, Léon Charles selon lesquelles le groupe « Fantom 509 » serait responsable de la tuerie perpétrée à Christ-Roi et à delmas 32.
Selon le RNDDH, le carnage est l’œuvre des individus identifiés comme faisant partie de la Base Krache Dife, membre du G9. « Il s’agit cependant des crimes perpétrés par des individus lourdement armés dont certains ont été identifiés par des riverains de Delmas 32 comme faisant partie de la Base Krache Dife, un des gangs influents du G9 an Fanmi e Alye.), a souligné le RNDDH dans ce rapport baptisé « Nuit sombre ».
Le RNDDH fustige les déclarations « hâtives et irresponsables, aux conséquences imprévisibles » du Directeur Général a.i de la police nationale d’Haïti, Léon Charles. Car, selon le RNDDH, indexer un secteur dans la perpétration de plusieurs crimes, ne peut se faire avec autant de légèreté.
Le RNDDH en a profité pour rappeller à l’attention du DG de la PNH, que « c’est pour éviter des dérives du genre, que le législateur avait bien pris soin de séparer les rôles des institutions policières et judiciaires, dans le traitement des actes délictueux et criminels ».
« De plus , ces déclarations laissent croire que le carnage de delmas 32 avait été bien planifié par les bandits armés et que le haut commandement de la PNH avait été mis au courant », a fait remarquer le RNDDH.
Selon le RNDDH, les conclusions du CSPN qui portent à croire que le carnage de Delmas 32 a été perpétré par les membres du groupe fantom 509 pour venger le policier syndicaliste Guerby Geffrad, donnent deux scénarios possibles: soit des rumeurs étant parvenues jusqu’à la PNH concernant la préparation de l’expédition et l'autre, soit la PNH craignait la préparation d’une telle expédition. Dans les deux cas possibles , a souligné le RNDDH, la PNH avait pour devoir de sécuriser les riverains de delmas 32; ce qui n’a pas été fait d’après l'institution de défense des droits humains
Dans ce rapport du daté du 01 juillet, le RNDDH rappelle que de 2018 à nos jours au moins 5 journalistes ont été assassinés. Il s’agit de : Vladimir Leganeur en 2018, Rospide Pétion 11 juin 2019, Néhémie Joseph, 10 octobre 2019 et tout récemment les journalistes Diego Charles et Antoinette Duclaire. Ils ont reçu chacun respectivement 2 et 7 balles
Ce jeudi 01 juillet, alors qu’en conférence de presse, le gouvernement a déjà conclu, selon les premiers éléments, que le carnage de Delmas 32 est l'oeuvre du groupe « Fantom 509 », Léon Charles a affirmé que l’enquête était en cours et qu'il aurait la certitude bientôt.
Par: Fenel Pélissier
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