PubGazetteHaiti202005

L’association professionnelle des magistrats craint un éventuel dysfonctionnement du CSPJ au-delà du 3 juillet

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Dans une interview accordée à la rédaction de Gazette-Haïti ce lundi 28 juin 2021, le président de l’association professionnelle des magistrats (APM) Marthel Jean-Claude s’insurge contre le manque de leadership affiché par le vice-président du CSPJ Louis Pressoir Jean Pierre depuis le décès de Me René Sylvestre. Mr Jean-Claude craint que ce comportement ne puisse hypothéquer l’installation des élus au poste de représentants des tribunaux au CSPJ et causer automatiquement le dysfonctionnement du CSPJ après ce 3 juillet.
 

Le décès du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire a déjà des impacts sur le pouvoir judiciaire. Dans un communiqué de presse publié en date du 24 juin, des associations de magistrat comme l’Association Professionnelle des  Magistrats (APM), l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens ( ANAMAH ), le Réseau National des Magistrats Haïtiens (RENAMAH), l’ Association des Juges de Paix Haïtiens (AJUPHA) avaient demandé au reste du CSPJ surtout le vice-président  de tabler sur l’avenir du pouvoir judiciaire.
 
Des jours après ce communiqué de presse, le vice-président du CSPJ Louis Pressoir Jean Pierre n’a toujours pas réagi occasionnant la colère des juges. « Jusqu’à date, aucune initiative n’a été prise du côté du vice-président  afin de convoquer le conseil pour décider sur les grands dossiers de la magistrature. Notamment, l’évaluation du processus devant conduire vers l’installation des nouveaux membres le 3 juillet prochain », fait remarquer le juge du TPI de Port-au-Prince.
 
 
Un problème de leadership
 
Le président de l’association professionnelle des magistrats Marthel Jean-Claude associe  ce mutisme au niveau du conseil à « un manque de leadership et un manque de responsabilité criant » depuis le départ pour l’au-delà du désormais ex-président du CSPJ René Sylvestre emporté par la pandémie. « Jusqu’à présent, il fuit la responsabilité que lui confère la loi pour prendre les rênes du CSPJ en lieu et place de René Sylvestre décédé », déplore Marthel Jean-Claude  indiquant qu’il est très inquiet pour l’installation des représentants, fraîchement élus, prévue pour le 3 juillet prochain.
 
Pour le juge Marthel Jean-Claude, le vice-président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire Louis Pressoir Jean-Pierre n’a jamais montré qu’il était à la hauteur de ses responsabilités en dépit de nombreux privilèges dont il jouit comme l’exige sa fonction. « Il se contente de jouir des privilèges de son poste sans assumer ses responsabilités », explique Marthel Jean Claude qui dit s’être attendu à une prise de responsabilité de la part du vice-président à un moment où l'avenir du pouvoir judiciaire est hypothéqué. « Il ne s’est pas montré à la hauteur », s’alarme Mr Jean-Claude.
 
La crainte d’un dysfonctionnement
 
Marthel Jean-Claude dit ne pas être inquiet par rapport à l’installation des représentants élus au conseil supérieur du pouvoir judiciaire. « Tous les élus devant composer le CSPJ à l’exception du président Sylvestre sont là », avance le juge pour exprimer sa toute quiétude vis-à-vis de l’installation des représentants élus. Cependant, le juge au tribunal de première instance de Port-au-Prince indique  que son inquiétude se porte plutôt sur le fonctionnement du CSPJ après le 3 juillet. « Si les membres ne sont pas rentrés en fonction, le CSPJ sera une institution dysfonctionnelle à cette date », s’alarme Mr Jean-Claude précisant que des membres du CSPJ prendront la porte en raison de la fin de leur mandat ce même 3 juillet.
 

 

 

 

 

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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