PubGazetteHaiti202005

Une collecte de sang pour célébrer la première décennie du « Mouvman sosyal konbit solèy leve »

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A l’occasion de la première décennie du « mouvman sosyal konbit soley leve », Konbit solèy et ses partenaires comme la fondation Digicel, le programme national de transfusion sanguine et l’organisation STOP-ACCIDENT ont célébré ce vendredi 25 juin 2021, cette dixième année avec une collecte de sang organisée dans les locaux de Banj dans la commune de Delmas. Les responsables se decernent un satisfecit par rapport aux retombées.
 
Un bon nombre de citoyens ont défilé dans les locaux de Banj ce vendredi. L’objectif: faire un don de sang dans le cadre de cette collecte de sang initiée par l’association « Konbit Soley Leve ». Démarche entreprise pour la première décennie du « mouvman sosyal konbit soley leve ». Pour Roubillard Louis-Naud, cette deuxième édition veut à tout prix participer dans la démarche tendant à limiter la quantité de morts dans les hôpitaux dus à la problématique du sang. «  Les chiffres sont alarmants », déplore Roubillard Louis-Naud  qui associe la problématique du don de sang au manque criant de donneurs.
 
Roubillard Louis-Naud sensibilise la population à donner du sang de manière régulière. « Les spécialistes en la question révèlent que les hommes peuvent donner du sang 4 fois par année et une femme 3 fois par année », rapporte Mr Louis Naud qui explique que le corps a la capacité de régénérer du sang. « En ce sens, il n’existe aucune raison de laisser quelqu’un mourir pour une pochette de sang », fait remarquer l’initiateur du mouvement.

Don de Sang : un problème grave
 
Pour Roubillard Louis-Naud, l’importance de cette activité est de sensibiliser un peu plus la population sur la problématique du don de sang et montrer les péripéties rencontrées par certaines familles en quête de sang dans différentes régions du pays. « La population ne doit pas seulement surveiller les occasions pour faire don de sang mais donner du sang à chaque occasion possible », souhaite le responsable deplorant que l’accent soit mis à 100% sur la pandémie du coronavirus alors que la problématique du don de sang persiste et dégénère de plus en plus.

Luckenson Pierre, un participant à cette journée de collecte de sang se dit fier d’avoir pris part à ce programme. Il dit déplorer le manque de compréhension de la population vis-à-vis du don de sang. « Je m’informe, je lis chaque semaine le bilan de Stop-accident dénombrant les morts et victimes de cas d’accidents », déclare Mr Pierre qui encourage, malgré tout, ses concitoyens et concitoyennes à faire un volte-face.
 
Cette initiative a reçu le support de plusieurs institutions du pas, selon Roubillard Louis-Naud qui cite le programme national de sécurité transfusionnelle (PNST), la fondation Digicel et le réseau STOP-ACIDENT. « le don de sang ne doit pas être une affaire d’un groupuscule, il doit être l’initiative de toutes les institutions et de tous les citoyens », dit Robillard Louis-Naud qui croit qu’avec un front commun le centre national de transfusion sanguine pourra collecter plus de 50.000 pochettes de sang par année.

Le 14 juin dernier ramenait à la journée mondiale du don de sang. A cette occasion le directeur du programme national de transfusion sanguine avait tiré la sonnette d’alarme par rapport au nombre de pochettes de sang collectées par année. Il eut à dire: « les gens ont peur du sang ». Le problème risque de persister à défaut de large sensibilisation.

 

 

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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