PubGazetteHaiti202005

En quête de solution face à l’insécurité, Jovenel Moïse fait appel à l’aide internationale 

Le président de la république Jovenel Moïse

Fraîchement revenu de son voyage en Turquie, le président de la république Jovenel Moïse s’est exprimé ce dimanche sur l’insécurité grandissante qui fait fuir de nombreuses familles de la région métropolitaine. Tout en rejetant d’être de connivence avec les bandits, le chef de l'État demande l’aide de la communauté internationale, de la presse et des associations de droits humains afin que le gouvernement puisse éradiquer les bandits.


Jovenel Moïse a demandé à la communauté internationale qui a supporté l’Etat dans la problématique de l’insécurité de 2004 à 2017  de lui prêter main forte. Cependant, il dit ne pas souhaiter le retour d’une force onusienne. 
« Je ne demande pas que la MINUSTHA revienne »,  a vite clarifié le locataire du palais national. 
Le président estime que la problématique de l’insécurité est beaucoup plus profonde que la façon dont on l’aborde. « Il faut que la police et les autres services se mettent ensemble pour contrecarrer les fournisseurs des bandits en munitions », exhorte le président Moïse qui rejette les allégations selon il serait de connivence avec les bandits.

Il a fait part par ailleurs de son insatisfaction quant aux  résultats de la Commission Nationale de Démantèlement, de Désarmement et de Réinsertion  (CNDDR).  Jovenel Moïse explique que le rapport concernant les importateurs de munitions ne lui a jamais été parvenu même s'il estime que les marchands de munitions n'ont plus la même latitude d'opérer. 


Parallèlement, pour la première fois depuis depuis les événements, il a tenu à s’adresser aux déplacés de Martissant se réfugiant actuellement au centre sportif de carrefour. « Je demande à la protection civile, le FAES et le premier ministre de se réunir expressément ce dimanche pour ne pas laisser ces déplacés sans soutien », exige le président assurant que son administration ne restera pas les bras croisés, jouera pieds et mains afin que ces familles puissent regagner leur demeure. 

« Lavi bandi kout kout kout », martèle Jovenel Moïse rappelant aux bandits que leur durée de vie n'est jamais longue « Vous ne serez plus là », prévient Mr Moïse en prenant comme exemple certains chefs de gangs qui  comme eux régnaient sur certaines zones du pays. 

Jovenel Moïse lors de son intervention a critiqué avec les actes de vandalisme et de pillage perpétrés par des individus non encore identifiés par la police nationale d’Haïti sur des magasins de la région métropolitaine. «  Je suis un entrepreneur, je connais cette douleur », affirme Jovenel Moïse exprimant sa solidarité envers les victimes de tels actes. « Une enquête doit être diligentée afin de déterminer les entrepreneurs victimes de ces actes de vandalisme », exige le président.


Durant la visite de deux jours du président de la république en Turquie, les gangs n’ont pas chômé. Ils ont imposé leur loi et créé la tension dans de la région métropolitaine. Au bas de Delmas, un policier a été tué et des magasins pillés par des hommes armés du G9. La police nationale d’Haïti, visiblement dépassée, n’est toujours pas parvenue à favoriser un véritable retour à la normale.

 

 

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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