PubGazetteHaiti202005

Insécurité: difficulté pour Médecins Sans Frontières « de maintenir une continuité de soins », face à la violence des gangs armés 

.

La recrudescence des actes de violence perpétrés par des groupes armés dans la capitale haïtienne et des zones avoisinantes a des répercussions sur quasiment tous les secteurs du pays. L'Organisation Médecins Sans Frontières n’est pas épargnée par les actions de ces gangs. Elle a averti qu’il serait difficile de maintenir une continuité de soins si la situation sécuritaire du pays, caractérisée depuis quelques temps par des affrontements armés particulièrement dans les quartiers de Martissant, continue à se dégrader.

Dans un communiqué acheminé à la rédaction de Gazette Haïti, Médecins Sans Frontières a fait savoir que ses activités médicales sont lourdement impactées face à la nouvelle flambée de violence armée à laquelle est confrontée la capitale haïtienne.


Médecins Sans Frontières indique également qu’il sera difficile de maintenir une continuité de soins « tant que les affrontements armés et braquages continueront d’affecter ses structures, ambulances, patients et personnels médicaux».

La responsable de MSF en Haïti, Alessandra Giudiceandrea informe que des individus armés ont braqué deux chauffeurs d’ambulances de l'institution parmi d'autres véhicules en provenance de Martissant. 

«Pour protéger notre personnel, nous avons dû réduire nos activités et nous concentrer uniquement sur la prise en charge des urgences vitales», a-t-elle soutenu.

 
Suite aux affrontements armés dans le quartier de Martissant et d'autres quartiers de Port-au-Prince, MSF rapporte qu'entre le 2 et le 4 juin, le centre d'urgence de l'institution à Martissant a reçu pas moins de 42 blessés par balle et les cas les plus sévères ont ensuite été transférés à l'hôpital de traumatologie de MSF dans le quartier de Tabarre. 

«En tout, sur cette même période, l’hôpital de Tabarre accueillait 42 patients dont 38 blessés par balle obligeant MSF à augmenter la capacité d’accueil de 50 à 68 lits», a précisé l'institution.


Pour continuer à pouvoir offrir ses services à la population, MSF a fait savoir en outre qu'elle doit être en mesure d'assurer la sécurité des patients et du personnel médical dans leurs déplacements et au sein des structures de santé. 


En ce sens, MSF demande «que les groupes et individus perpétrant des actes de violence en Haïti respectent la sécurité du personnel de santé, des patients, du matériel et des structures médicales». « Les véhicules et ambulances doivent aussi pouvoir circuler en toute sécurité sans risquer d’être attaqués», écrit MSF.

 

 

 

 

Par: Kervens Adam PAUL

Politique

Culture

Economie

Sport