PubGazetteHaiti202005

Haïti- Violences des gangs: le Dr Reginald Boulos appelle à la solidarité du secteur privé en faveur des victimes

Dr Reginald Boulos

Dans une correspondance adressée au secteur privé des affaires, entre autres, la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Chambre Franco-Haïtienne, Chambre Américaine de Commerce en Haïti, en date du 5 juin 2021, le Dr Pierre Reginald Boulos affirme que « le secteur privé des affaires n'est pas à l'abri des gangs et que le secteur doit sortir de son silence pour venir en aide à la population qui subi le joug des hors la loi sous le regard complice des autorités ». L’homme d’affaires appelle en ce sens à la solidarité du secteur pour une solution définitive et non cosmétique face à la violence des gangs.

« Les nouvelles de ces derniers jours sont terribles! La situation s'est encore détériorée à Martissant », a déploré Reginald Boulos d'entrée de jeu dans cette correspondance.

« Les affrontements se multiplient, les morts et les blessés ne se comptent plus, des maisons et entreprises sont incendiées et la population aux abois, livrée totalement à elle-même et aux gangs, se retrouve sans abris, sans nourriture, sans espoir », poursuit le dirigeant de MTVAyiti pour décrire la situation de terreur qui règne dans le sud de la capitale et dans d'autres quartiers populaires.

Le Dr Boulos constate que la police nationale d'Haïti répond aux abonnés absents face aux affrontements opposant les gangs de « Gran-Ravin » et de « Tibwa » obligeant les habitants de fuir leur maison.

Face à cette situation, M. Boulos fait savoir au secteur privé des affaires que « tout silence ne peut être que complice et dans leurs zones prétendument sécurisées qu'ils ne sont pas à l'abri également ». Il explique plus loin à ces hommes et femmes d'affaires que les personnes victimes des massacres à la Saline, Bel-Air, Cité Soleil, sont leurs employés, leurs clients, leurs parents et amis et qu'ils ne peuvent pas rester les bras croisés, car « il serait illusoire de croire que ces bandes armées limiteront leurs actions aux quartiers dits populaires ».

« J'en appelle à votre solidarité. Nous avons des milliers de déplacés, des hommes, femmes et enfants, jetés dans la rue, les mains vides, attendent un geste de nous, nous qui avons certainement le pouvoir, si nous nous mettons ensemble », s'adresse Reginald Boulos à ses paires du secteur privé.

Il croit que lui et ses collègues, devant l'absence de l'État doivent donner une réponse concertée, urgente et non démagogique, en dehors de tout intérêt politique, (face aux menaces des gangs qui pèsent sur la population). Pour Boulos, ces personnes ont contribué à leur succès dans le monde des affaires en Haïti.

« Nous ne devons plus rester passifs devant ces abus, ces démissions, ces compromissions affectant notre sécurité nationale », estime le patron du parti MTVAyiti qui indique qu' « il faut au plus vite entreprendre une grande action humanitaire pour toutes les zones atteintes par cette violences aveugle tolérée et peut-être même encouragée par le pouvoir ».

Le docteur Reginald Boulos prie les hommes d'affaires en Haïti « de venir en aide à cette population qui a trop de fois subi le joug des hors la loi sous le regard quasiment complice de l'État et des forces dites de sécurité pour enfin sortir de cet état comateux et suicidaire ».

Très critique envers le pouvoir en place, le responsable des magasins DELIMART sollicite de la part du secteur privé un appel aux autorités à leur responsabilité immédiate car leur silence, leur inaction, leur indifférence sont inacceptable, complice et coupable. « Les solutions individuelles de sécurité ne sont qu'un palliatif. Il faut des réponses institutionnelles solides, réfléchies, vigoureuses », exige  l'homme politique.

Esperant que son message sera pris en considération, le Dr Reginald Boulos invite le secteur privé des affaires à la réflexion pour une recherche de solution définitive et non cosmétique.

Dans cette correspondance, le Dr se montre inquiet des violences créées par les gangs. Pour eviter que le secteur privé des affaires soit pris pour cible, il les appelle à se solidariser contre l'insécurité mais aussi à apporter une aide humanitaire aux civils victimes des affrontements et massacres des gangs.


 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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