PubGazetteHaiti202005

Décennie pour la restauration des écosystèmes, l’ONU rappelle la nécessité de proteger la biodiversité haïtienne

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À l'occasion de la Journée mondiale de l’environnement, dans un communiqué disponible le 3 juin, les Nations Unies ont lancé officiellement cette année, « la Décennie pour la restauration des écosystèmes (2021- 2030), qui est, selon l'organisation, « retenue parmi les grandes priorités pour l’Humanité lors des consultations ayant marqué les 75 ans de l’organisation ».

Pour l’ONU, c'est un défi mondial qui a « pour objectif de revitaliser des centaines de millions d’hectares, des forêts aux terres agricoles en passant par des montagnes jusqu’au fond des océans ».

L'ONU reconnaît par ailleurs, dans ce communiqué, que « Haïti a déjà perdu toutes ses forêts primaires, et les forêts restantes continuent de se réduire ». Elle rapporte sur ce point, que « selon l'évaluation 2020 des ressources forestières mondiales de la FAO (FRA), la surface forestière est tombée en Haïti à 12,6% du territoire national, et le couvert boisé dans son ensemble est estimé à 36,3% ».

« Alors que le taux annuel de déboisement était relativement contenu et stable entre 2000 et 2010 (0,19%), il a augmenté en 2011-2015 (0,34%), et s’est accéléré entre 2017 et 2019 (0,49%), après une année de dégradation record en 2016 liée aux impacts de l'ouragan Matthew (1,7%) », relate ONU concernant les proportions que prend la question du déboisement en Haïti.

L'organisation insiste sur les conséquences du déboisement, avançant que « la perte de biodiversité renforce les vulnérabilités, compromet le développement du pays et touche toutes les couches de la société haïtienne, surtout les femmes et les jeunes générations ». Vu cette situation, les Nations Unies disent soutenir les politiques du gouvernement haïtien en matière environnementale, notamment la Stratégie Nationale pour la Biodiversité dénommée « Haïti Biodiversité 2030 ».

Les Nations Unies préoccupées par le contexte politique, sécuritaire et sanitaire déjà complexe en Haïti, rappellent d'autre part « l’urgence de la crise environnementale et la nécessité de protéger la biodiversité ».

Il est important, poursuit l'organisation, que « les institutions publiques, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers intègrent les considérations de bonnes pratiques environnementales, tant dans leurs stratégies à long terme que leurs opérations à court terme ». « En ce sens, il est urgent et prioritaire pour Haïti de mieux connaître et comprendre la valeur réelle de ses écosystèmes et la contribution de la nature à son système socioéconomique et aux opportunités de développement et de résilience offertes par la nature », indique l'ONU.

Par conséquent, l’ONU en Haïti plaide pour « l’instauration d’un observatoire pour la reconstruction verte, disposant des capacités techniques et d’un ancrage institutionnel propre à informer efficacement les processus comptables, budgétaires et financiers ainsi que les politiques publiques et socioéconomiques dans le pays ».

« La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes vise à prévenir, stopper et inverser la dégradation des écosystèmes sur chaque continent et dans chaque océan, afin de contribuer à éliminer la pauvreté, à lutter contre les changements climatiques et à éviter les extinctions massives », écrit l'ONU en cette occasion.

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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