Le locataire du Palais National, Jovenel Moïse ne lâche pas prise dans sa volonté de doter le pays d'une nouvelle constitution. Il persiste et signe dans sa conviction selon laquelle : « le pays n'aura pas un avenir meilleur avec la constitution de 1987 ».
Aujourd’hui est le 1er juin. Le mois décisif pour la tenue du référendum débute. Et c'est un Jovenel Moïse, l’air déterminé qui regarde venir la date du 27 juin.
Lui qui ne peut s'empêcher de parler du changement de la constitution en marge d'un live Facebook pour annoncer les nouvelles mesures pour empêcher la propagation du coronavirus.
Jovenel Moïse rappelle avoir dit haut et fort en campagne que « nous ne pourrons pas continuer sous l'égide de la Constitution de 1987 qui, dit-il, n'est pas conforme à la réalité ».
« Lè-m te nan kanpay, mwen te pale de lòt konstitisyon, nou te wè li ilegal, se pou-n te fè pèp la pat vote-m », balance-t-il, insistant sur le fait que le pays n'aura pas un avenir meilleur sous l'égide de la constitution de 1987.
« Les progrès scientifiques et les avancées technologiques nous obligent à adapter nos lois à l'époque actuelle », soutient le chef l'État, refusant d'entendre parler de « constitution de Jovenel Moïse ».
« Si c'était la constitution de Jovenel Moïse, je prendrais un décret en conseil des ministres pour imposer une nouvelle constitution. Il s'agit de votre constitution, vous qui avez présenté des documents. Tout ce qu'on désire se trouve au niveau du deuxième draft du texte », précise M. Moïse, qui se félicite d'avoir le courage de parler d'une nouvelle constitution.
Bien que sa démarche (référendum Constitutionnel) ait été jugée pas assez inclusive par la communauté internationale, le chef de l’Etat continue de foncer en force. Il explique que la démocratie est la voie de la majorité.
« Quand la majorité s’exprime, tout le monde doit se courber. La minorité ne prime pas dans une démocratie. La minorité ajoutée à la violence, c'est de l'anarchie, le chaos », déclare-t-il comme pour tacler ses opposants appelant la population à boycotter par tous les moyens son projet de référendum. « La démocratie demande qu'il y ait débat, dialogue dans le respect », enchaîne Jovenel Moïse qui n’a pas manqué l'occasion d'appeler à une entente.
« Ensemble on doit mettre la main à la patte pour donner une chance au pays pour les 35 années à venir », dit le président Moïse avant d’indiquer que tout le monde a la responsabilité devant l'histoire pour changer la réalité dans l'immédiat.
Par Michelson Césaire
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