PubGazetteHaiti202005

Un regroupement d'organisations de l'opposition annonce un sit-in devant Ritz Kinam 2 contre le référendum 

Credit photo: Dieugo ANDRE

Des membres des organisations comme KONBIT, MOPOD, Secteur Démocratique annoncent pour le vendredi 28 mai un sit-in devant les locaux de Ritz kinam 2, où se sont installés, disent les protestaires, les membres du comité consultatif indépendant (CCI) chargés de rédiger la nouvelle constitution. Les acteurs en ont également profité pour critiquer la communauté internationale qui supporte la tenue des élections en Haïti, en 2021.

Suite à l'échéance d'une semaine d'activités (un sit-in devant l'ambassade américaine le 12 mai, une conférence débat le 14, trois journées de prière et la mobilisation du 18 mai), l'ensemble de ces organisations dont KONBIT, MOPOD, Secteur Démocratique annonce en conférence, ce vendredi 21 mai, un sit-in pour « dire non au référendum, non aux élections avec Jovenel Moïse et exigent le respect de la constitution », indique Fernando DUCLAIRE.

Pour André Raphaël de MOPOD, « il faut se soulever contre les projets du référendum et élections criminelles et illégales de Jovenel Moïse ». M. Raphaël indique que « la mobilisation doit continuer en vue de faire respecter l'article 134-2 qui déclare la fin du mandat de Jovenel Moïse depuis le 7 février 2021 ». Selon André Raphaël, « le départ de Jovenel Moïse doit aboutir à un pouvoir de transition pour doter le pays d'un projet de société dont découleront la conférence nationale souveraine et les procès des massacres perpétrés dans les quartiers populaires ».

Josué Mérilien, représentant de KONBIT, dénonce « l'ingérence du gouvernement américain dans les affaires internes d'Haïti et qui soutient Jovenel Moïse, un président dictateur ».

Concernant la résolution du parlement européen sur la situation d'Haïti, Mérilien dit « comprendre le jeu du parlement qui fait semblant de connaître que Haïti vit une situation de terreur, avec des cas de violation des droits humains et une population prise en otage par des bandes armées, pendant qu’il exige la tenue des élections avec Jovenel Moïse ». 

Le professeur rejette la comparaison faite par la secrétaire adjointe Julie Chung entre Haïti et les États-Unis pour, dit-il, ainsi prétendre l'urgence de la réalisation des élections en Haïti, en 2021. Il se demande « depuis quand les États-Unis étaient dirigés par un président qui cautionne les gangs, qui est empêtré dans des dossiers de corruption, et accusé d'assassinat? ». 

Les responsables invitent « la population à prendre son destin en main à travers la mobilisation dont le sit-in du 28 mai, en vue de ne plus laisser les gouvernements américains lui dicter ce qu’elle doit faire ».

 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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