PubGazetteHaiti202005

Haïti-Crise: « Nous ne sommes pas là pour faire l’affaire d’un groupuscule », assure la commission pour la recherche d’une solution haïtienne

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La commission pour la recherche d’une solution haïtienne, lors d’une conférence de presse ce mercredi 19 mai 2021, a rejeté d’un revers de main les allégations qui tendent à faire croire qu’elle veut assurer l’affaire d’un groupuscule. Les responsables en ont profité pour présenter les dispositions déjà prises et les mécanismes qui seront déployés dans l’objectif de trouver une solution à la crise haïtienne.

 

Les heures passent, la république d’Haïti trépasse et s’enlise de plus en plus dans une crise politique à laquelle les solutions tardent à venir. Nombreuses sont les organisations qui se sont portées volontaires pour faciliter un dialogue sincère entre les protagonistes qui, d'après elles, déboucherait sûrement sur une solution à la crise. Dans ce contexte, la commission pour la recherche d’une solution haïtienne s’est portée volontaire. Face à ces velléités, des rumeurs acerbes laissaient croire que la commission voulait faire l’affaire d’un petit groupe. Ce que les responsables rejettent énergiquement.

 

« Ce que nous tenons à véhiculer dans la commission est la parole de la société, de la communauté. Ce n’est pas la parole des acteurs politiques qui s’entretuent dans la capitale », avance l’ancien député Joseph Joël Louis, membre de la commission, qui demande à tout un chacun de ne pas considérer cette commission comme une commission en plus. « Nous sommes là pour chercher une solution à la crise », réitère l’ancien parlementaire qui dézingue les commissions anciennes qui ont tenté d’apporter des solutions qu'il qualifie de  « solutions cosmétiques », aux différents maux du pays.

« Les problèmes n’ont jamais été bien posés », s’insurge l'ancien député qui associe cette problématique aux raisons expliquant la création de la commission pour la recherche d’une solution haïtienne.

 

En termes de stratégies et de mise en place, les responsables de la commission soutiennent qu’après avoir eu le mandat du comité de suivi, ils ont pris le temps et le soin pour analyser la situation et développer une idée commune entre eux. « Dans cet exercice, nous avons entretenu entre nous une cohésion malgré la différence d’idéologie qui nous sépare », informe Magalie Denis, membre de la commission qui se dit heureuse qu’ils aient pu trouver la formule pour travailler ensemble.

 

« Nous avons réuni toutes les documentations, accords qui ont été déjà trouvés entre les acteurs politiques par le passé afin de puiser pour mieux aborder la question », signale Mme Denis qui en a profité pour saluer les efforts consentis par certains secteurs dans le passé pour proposer des pistes de solution même s’ils n’ont pas abouti à leur mission.

 

À la question s’ils veulent et vont rencontrer les acteurs du pouvoir en place, les responsables se sont exprimés sans langue de bois.  « À ce sujet, il n’y a pas de difficultés », croit Jacques Ted Saindique. « Il n’y a personne sur cette terre que nous ne pouvons pas rencontrer », se vante Mr Saindique, membre de la commission pour la recherche d’une solution haïtienne.

 

Les responsables de la commission se font l’obligation d’agir de par leur autonomie, leur capacité d’analyse, leur compréhension de la réalité et selon les lignes directrices établies en interne tout en reconnaissant le caractère sensible de la crise socio-politique. 

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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