PubGazetteHaiti202005

Fête du drapeau: le président Jovenel Moïse continue d’inviter ses opposants au dialogue 

.

Accompagné de la première dame, Martine Moïse, du premier ministre a.i Claude Joseph, et de plusieurs autres ministres du gouvernement, le président de la république Jovenel Moïse  a déposé une gerbe de fleurs à l'autel de la patrie, au champ de mars, à Port-au-Prince, lors d'une cérémonie marquant les 218 ans de la création du drapeau haïtien. 
« Je me suis rendu, ce mardi, à l’autel de la patrie, à la cérémonie d’offrande florale en l’honneur des Héros de l’indépendance. Par ce geste, nous avons rendu hommage à nos ancêtres pour avoir créé notre bicolore qui est un symbole de paix, d’unité, de fraternité et de liberté », a déclaré le président de la république Jovenel Moïse avant de prendre la direction du palais national où s’est déroulé le reste de la cérémonie.

Jovenel appelle ses adversaires à un dépassement et prêche l’union 

Au palais national, dans son allocution, le président appelle ses opposants à le rejoindre, « à l'instar de nos  ancêtres en 1803, pour combattre ceux qui ont pris l'État en otage ». Il précise que la classe politique n'est pas son ennemi. Il invite ses opposants à un dépassement de soi afin de dialoguer pour résoudre la crise qui ravage Haïti.

Le président Jovenel Moïse rappelle que « le drapeau bicolore symbolise l'union de nos ancêtres, un exemple que les générations d'aujourd'hui devraient suivre ». « C'est à l'Arcahaie, un 18 mai 1803, que nos ancêtres se sont réunis pour donner naissance au drapeau bleu et rouge. Dans l'unité et l'union, ils ont réussi à nous léguer ce drapeau qui symbolise l'unité au sein des généraux sans distinction de classe sociale », déclare-t-il.

Pour le président de la république ce geste « représente l'effort et le sacrifice de nos ancêtres pour nous donner la liberté ». « Il est également le symbole de notre autonomie et un message clair au monde entier qui rappelle à tous que nous sommes tous des humains ». « Pour réaliser cet exploit nos ancêtres avaient mis de côté tout intérêt individuel, l'idéal de grandeur était l'union », a poursuivi le chef de l'État avant d'appeler une énième fois ses adversaires à prendre le chemin de l'union. 

« En ce sens, j'ai compris que dans l’unité, on peut faire beaucoup de choses », a lâché Jovenel Moïse qui explique qu’à cause du vent de la division, « le 17 octobre 1806 nous avons tué le père de la nation et depuis lors le pays est plongé dans une instabilité sans fin. Ce qui nous a mis en retard ».

Selon le président « aucun pays sur cette terre n'est exempt de problèmes, mais les acteurs ont accepté de s'asseoir ensemble pour les résoudre. « Depuis ma campagne et mon arrivée au pouvoir je ne fais que prêcher l'union. Je vais continuer de faire la demande pour enfin comprendre qu'il y a nécessité d'engager des pourparlers (entre les acteurs) », affirme le patron du Palais national.


« Je le répète souvent, même quand on a pas les mêmes intérêts, nous sommes condamnés à vivre ensemble », souligne le président qui interpelle ses« frères de la classe politique » à le  rejoindre autour de la table du dialogue. 

M. MOÏSE croit qu' « il nous faut parler d'une parole sincère ». « Partant de 1806, on a jamais cessé de violer la confiance de chacun. Là où il n y a pas de confiance, on aura jamais la stabilité et le développement », a insisté le chef de l'État. 

« On doit mener une bataille contre la misère, la contrebande, l'injustice sociale, le blackout et pour que la jeunesse, les femmes et la diaspora soient intégrés. Le moment est arrivé pour qu'on se mette ensemble pour construire notre pays au bénéfice des nouvelles générations. Personne ne va venir le faire à notre place », indique le chef du pouvoir exécutif. Pour lui, « nous sommes pris dans l'esclavage de la division et les auteurs de cette division qui ont pris l'État en otage tirent profit de l'instabilité du pays ».

Jovenel Moïse appelle à l’unité pour lutter contre l’ « ennemi commun. Ceux qui ne veulent pas payer les taxes...en donnant la garantie qu' « il n y aura jamais plus de contrats irréguliers dans l'État ».

 A ceux qui le combattent, le président soutient qu'il n y a plus de raison de continuer à l'affronter au cours du reste de son mandat car il a su résister pendant plus de quatre ans, s’est-il enorgueilli. « Je reste quelques mois à passer à la tête de l'État, je ne peux pas développer le pays seul, les autres secteurs doivent me rejoindre dans l’intérêt du pays », dit-il. 

Une constitution pour la jeunesse, les femmes et la diaspora

Le chef de l'État en a profité pour poursuivre la promotion de son projet de nouvelle constitution. « 2021, c'est l'année constitutionnelle, de la réforme de l'énergie et des élections. Le pays ne connaîtra jamais la stabilité et la croissance économique avec cette constitution », a réitéré le président. 

« Tout le monde est conscient que la constitution doit changer. Beaucoup d'argent ont été dépensés et la 50e législative est partie sans atteindre cet objectif. Si vous n'acceptez pas le changement de la constitution, il faut aller faire campagne pour dire non. Il faut éviter de (vandaliser) les bureaux de vote », conseille Jovenel Moïse Moïse précisant n'avoir aucun intérêt personnel dans le changement de la constitution.

Cette nouvelle constituion est pour la jeunesse, les femmes haïtiennes, la diaspora, pour qu'ils soient capables d'intégrer les postes décisionnels du pays, affirme le président. « Si vous laissez filer cette constitution, il se pourrait que vous ne la trouverez plus jamais », signale-t-il. 

Le locataire du Palais National rappelle qu'il ne sera pas candidat et qu'il va remettre le pouvoir au peuple afin de choisir la personne qui doit diriger le pays.


18 mai, fête du drapeau et également de l’université, le président de la république suggère de continuer de faire de l'université un espace de débat sur les problèmes qui minent le pays. Selon lui, l'université ne peut pas s'opposer à l'État.

Pour finir, Jovenel Moïse lance un dernier appel à toutes les forces vives du pays dans le cadre d’un dialogue en vue de résoudre la crise qui, selon lui, doit servir une opportunité pour les générations à venir. 

 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

Politique

Culture

Economie

Sport