PubGazetteHaiti202005

« Le SPNH-17 n’a encore rencontré aucun responsable de la PNH », dément le syndicat, contrairement aux déclarations de la porte parole, Marie Michelle Verrier 

.

Dans une note de  presse parue le 7 avril 2021, le SPNH-17 salue la décision de la remise des chèques de certains policiers pour le mois d'avril. Il dément en passant l'information faisant croire que « le syndicat s'est entretenu avec les responsables de la PNH ». Ce communiqué intervient suite à la conférence de presse de la porte-parole Marie Michelle Verrier au cours de laquelle elle a affirmé avoir rencontré avec le SPNH-17. Pour la structure, sa déclaration est archifausse.

« Le syndicat de la police prend note de certaines avancées comme la remise de quelques chèques des policiers sympathisants du syndicat et des membres du SPNH-17 pour le mois d'avril, qui étaient retenus par les responsables sans aucune raison valable », lit-on dans ce communiqué qui précise qu' « il y avait environ 60 policiers présents lors de cette rencontre de remise de chèques ».

Le syndicat dit « prendre note des déclarations de la porte-parole a.i de la police nationale d'Haïti, Marie Michel Verrier, faites à la presse, selon lesquelles elle a commencé par rencontrer avec les membres du syndicat ». La note précise que « les membres du syndicat n'ont encore rencontré avec aucun responsable de l'institution policière, sur les véritables problèmes auxquels sont confrontés les policiers et les membres du syndicat depuis quelques temps ». Toutefois, le syndicat fait savoir qu' « il y avait certains membres du SPNH-17, faisant l’objet d’avis de recherches, qui se sont rendus à la direction générale de la police pour récupérer leur chèque du mois d'avril ».

Au terme de ce communiqué, le SPNH-17 annonce qu'il n'écarte aucune possibilité de s'assoir avec quelle que soit l'instance et l'autorité de l'État sur « le bon fonctionnement de la police nationale d'Haïti ».

Le SPNH-17 en a profité pour faire un rappel de ses revendications: « libération de Abelson Gros Nègre, emprisonné sans aucune raison, annulation de toutes les décisions illégales qui ont été prises contre les membres du syndicat et permettre à tous les policiers de retrouver leur poste en vue de continuer de travailler pour le pays ».

Dans ce communiqué qui porte la signature de Jean Elder Lundi, Carlo Saintores, Herver Jean Desir et Jean Fritz Magny, « le syndicat de la police demande à tous les policiers qui souffrent avec le SPNH-17 de tenir bon et de prioriser la discipline dans leur travail car le changement arrivera et la bataille pour le bien-être se poursuivra ».

Entre-temps, le dossier de la disparition de Guerby Geffrard, l'un des membres du SPNH-17, n'est toujours pas élucidé. Que ce soit du coté du SPNH-17, de la famille du policier ou de la PNH, personne n'est en mesure d'expliquer de confirmer ou non la mort de Geffrard, dont la photo circulait sur la toile où l'on le voyait gisant dans son sang, après avoir, selon les informations, reçu plusieurs balles lors d’une une attaque par des individus non identifiés. 

 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise.

Politique

Culture

Economie

Sport