PubGazetteHaiti202005

«Il faut une arrestation ordonnée et non un départ ordonné de Jovenel Moïse », selon des organisations dont UNNOH, KONBIT, ViktimBèlè...

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Pour commémorer la journée de la lutte des travailleurs dans le monde (1er mai) et le 7ème mois depuis que l'étudiant Grégory St Hilaire a été abattu dans l'enceinte de l'ENS, une conférence de presse a été donnée conjointement par l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens,  KONBIT, le regroupement des Victimes du massacre de Bel Air (ViktimBèlè) et le le Comité de mobilisation des etudiants de l'ENS, ce 30 avril pour le lancement de 3 journées de mobilisation générale.


Hormis le 30 avril 2021 où les organisateurs ont fait des conférence-débats, expositions de photos des victimes, les 1er et 2 mai sont consacrés à la mobilisation dans les rues dans tout le pays.  Le responsable de l'UNNOH,  Josué Merilien en a profité pour dénoncer la résolution d'une frange de l'opposition qui est pour un « départ ordonné » de Jovenel Moïse qu’il qualifie de président « illégitime » depuis 7 février dernier. 


« Nous sommes pour une arrestation ordonnée au lieu d'un départ ordonné car Jovenel Moïse doit payer pour ces crimes », a martelé le professeur Josué Merilien.  Pour lui, ces acteurs politiques qui ont signé l'accord du 30 janvier travaillent pour le compte de la communauté internationale qui veut, dit-il, réaliser des élections à tout prix pour garder le contrôle total du pays. « L'accord du 30 janvier 2021 parle de transition de rupture,  les impérialistes ne voient pas de bon œil cette démarche. Ils veulent faire des élections "pike kole " pour  avoir toujours au palais national une marionnette qui cassera quand ils veulent des accords qui sont dans l'intérêt du peuple comme celui de PetroCaribe », déclare le syndicaliste. 


« Il y a une connexion entre ces acteurs et Jovenel Moïse. Comment se fait-il que c'est le premier ministre de facto, Claude Joseph qui explique au peuple ce que c'est le départ ordonné ? »,  questionne Josué Merilien qui en profite pour appeler les signataires à la raison et rejoindre la lutte populaire les 1er et 2 mai et par-dessus tout exiger la libération des prisonniers politiques et élèves arrêtés lors des récentes marches .


Dans la même veine, Jn Ronald Olicé du comité de mobilisation des étudiants ENS croit que la mobilisation doit continuer car celle-ci contribuera à accoucher d’une nouvelle révolution en Haïti. « Les impérialistes ont travaillé depuis 1804 pour asphyxier le foyer économique haïtien. Le rapport entre le pays et l'international n'était jamais profitable à Haïti et nos acteurs politiques ont tort de vouloir négocier sous les ordres de l'international un départ avec ce président illégal.  Nous devons investir les rues pour sortir le pays de ce trou », a martelé l'étudiant. 


Entre appel à la mobilisation et solidarité,  Jean Baptiste Nevelson, porte-parole du regroupement des victimes des massacres du quartier BelAir (P-au-p) pense que la seule solidarité reside dans les rues, histoire de forcer Jovenel Moïse à partir. « La seule solidarité, c'est investir les rues car ce qui se passe à Bel-Air c'est un échantillon de ce qui se passe dans tout le pays. Nous sommes des proies du gang G9, le palais national est de mèche avec eux donc toute la population, Fantom 509 et même les chrétiens doivent s'y mettre à fond car l'heure n'est pas à la prière mais à la mobilisation », a lancé ce dernier. 

 

 

 

 

Par: Yveson Pascal

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