Dans un communiqué de presse, du 15 avril, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) fait savoir que « le nombre de femmes et d'enfants victimes d'agressions en Haïti est passé de 45 à 73 entre septembre 2020 et février 2021 ».
« La violence dans les communautés est inacceptable », « Il faut mettre fin à la violence des gangs. La sécurité des enfants devrait être la priorité principale du nouveau gouvernement haïtien. », déclare le directeur régional Jean Gough.
« Le nombre d'enfants et de femmes, victimes d'agressions armées qui auraient été attribuées à des gangs criminels a considérablement augmenté en Haïti, passant de 45 à 73 lors de plusieurs incidents, notamment des meurtres, des blessures, des viols et des enlèvements », rapporte l'UNICEF pour qui cela représente une « augmentation de 62 % par rapport au rapport précédent de septembre 2020 ».
Jean Gough, directeur régional de l’UNICEF pour l’Amérique Latine et les Caraïbes précise que « les enfants et les femmes en Haïti ne sont plus simplement les victimes de gangs criminels — ils deviennent de plus en plus leurs cibles », et que « cette récente recrudescence alimente l'insécurité dans ce pays pauvre. »
L'UNICEF met l'accent sur le fait hideux du lundi 12 avril, où « un groupe d'hommes armés se sont introduits dans un orphelinat et ont violé deux filles âgées de 13 et 14 ans et une femme de 27 ans dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince ». « Un acte ignoble (condamné) fermement » par l’UNICEF et qui « a laissé 36 filles et garçons traumatisés. »
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance exige que « les auteurs soient traduits en justice et appelle les autorités haïtiennes à intensifier leurs efforts pour remplacer les orphelinats par d'autres options de soins familiaux ». De plus, la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), a recensé « au moins 31 enfants enlevés entre 2020 et 2021 ».
L'UNICEF préoccupé par la situation des enfants en Haïti déclare que l'insécurité en Haïti a perturbé de plus en plus le fonctionnement de l'éducation. « Au cours de l'année scolaire 2019-2020, environ 60 % de toutes les écoles haïtiennes ont été fermées pendant 60 jours en raison de violents troubles sociaux », relève l’organisme de l’ONU qui croit que le début de l'année 2021 n'est pas meilleur sur ce point pour les enfants.
Fort de ces constats, l'UNICEF « exhorte tous les acteurs à s'abstenir de cibler les enfants et les femmes ». Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance dit « presser le nouveau gouvernement haïtien (de Claude Joseph) de prendre des mesures pour limiter la violence des gangs contre les enfants ».
Par Juhakenson Blaise
- Log in to post comments


