PubGazetteHaiti202005

Affrontement entre lycéens et chauffeurs de taxi-moto au champ-de-mars 

Affrontements entre lycééns et chuaffeurs de moto

Des lycéens étaient encore une fois dans les rues de Port-au-Prince, ce mercredi 14 avril 2021, pour demander la présence des professeurs dans les salles de classe. Au cours de leur mouvement revendicatif, ces élèves ont engagé une lutte avec les chauffeurs de taxi-motos stationnés à l'entrée de la place des artistes, au champ-de-mars.

Les élèves qui depuis le début de la semaine investissent les rues se plaignent de l’approche des examens, alors qu’ils n’ont vraiment rien appris, disent-ils, compte tenu de l’absence des professeurs. Arrivés au champ-de-mars, ils sont entrés en affrontement avec la base des chauffeurs de taxi-moto de la place des artistes. Il s’en est suivi une guerre de pierres lancées de toutes parts. Un chauffeur en est sorti blessé. 

Les élèves accusent les chauffeurs d'être des ennemis des élèves de l'État. Selon eux, il n'est pas possible que « ces derniers attaquent en pleine rue des écoliers qui réclament des professeurs dans les salles de classe ». 

Les chauffeurs quant à eux font savoir que cet affrontement résulte du fait qu'ils voulaient « secourir un élève qui se faisait tabasser par une bande d’élèves ». Pour ces derniers, « il n'est pas concevable que des élèves en maltraitent d'autres ».

Des agents de l'UDMO stationnés dans les parages sont intervenus pour ramener l'ordre. De leur côté, les lycéens ont dénoncé les policiers qui, dénoncent-ils, les chassent et procèdent à l'arrestation de plusieurs d'entre-eux ».

Le spectacle n’est pas du coup d’une marchande de boissons gazeuses qui fustige le comportement de ces élèves qui, selon elle, ne respectent pas leur uniforme. 


Le ministre de l'éducation nationale et de la formation  professionnelle Agenor Cadet, dans une note parue le 13 avril, avait demandé aux élèves de retrouver leurs salles de classe et « de ne pas suivre les démarches de ceux qui cherchent à perturber le fonctionnement des écoles dans leur propre intérêt personnel ». Le ministre avait du coup condamné le comportement « des enseignants qui refusent de venir dispenser leurs cours, tandis qu'ils reçoivent l'argent des taxes de la population, et ça sous prétexte d'une carte de débit qui n'est pas un droit, selon les lois sur la fonction publique mais un privilège ou un avantage social ».

 

 

 

Par Juhakenson Blaise

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