Le Département d'État américain a dressé un rapport accablant sur les pratiques en matière de droits de l'homme en Haïti. Plusieurs faits ont été rapportés dans ce rapport dont des meurtres commis par des gangs, l'impunité, la corruption, l'usage excessif de la force par la police.
Les meurtres commis par des gangs prétendument soutenus et protégés par des fonctionnaires anonymes; l'usage excessif de la force par la police; les rudes
conditions carcérales mettant la vie des détenus en danger; la détention provisoire arbitraire et prolongée; la soumission du pouvoir judiciaire à la corruption et aux influences extérieures; les attaques physiques contre des journalistes; l'impunité; l'absence d'enquête et de responsabilité pour la violence à l'égard des femmes, ce sont entre autres préoccupations relatives aux droits humains soulevées par le Département d'État américain.
Par rapport aux gangs armés, le Département d'État fait remarquer que des mesures insuffisantes ont été prises pour appréhender ou poursuivre les membres de gangs, dont au moins un ancien policier Jimmy Chérisier, accusé d'avoir orchestré des meurtres, des viols et des destructions de biens.
Le Département d'État américain affirme plus loin que le gouvernement a rarement pris des mesures pour poursuivre les responsables du gouvernement et des forces de l'ordre accusés d'avoir commis des abus. Selon des informations crédibles, des responsables se sont livrés à des activités de corruption
pratiques et les groupes de la société civile ont allégué une impunité généralisée, ajoute le Département d'État américain évoquant de nombreux rapports qui font état d'homicides arbitraires et illégaux perpétrés par des gangs armés prétendument soutenus et protégés par des membres du gouvernement.
Citant les données du BINUH, 960 homicides ont été enregistrés entre janvier et fin septembre 2020. La Commission catholique pour la paix et la justice a attribué la plupart des morts à la guerre des gangs et a appelé le gouvernement à enquêter sur les meurtres.
Le Département d'État américain continue de citer d'autres rapports qui font état de plus de 150 gangs actifs dans le pays ayant un soutien actif du gouvernement.
Bien documenté sur la situation de droits humains en Haïti, le Département d'État Américain a signalé que « deux attaques des gangs dans le quartier Cité-Soleil en mai et juin qui ont fait 34 morts. En juillet, les attaques des gangs ont fait 50 morts, 15 viols et 30 personnes portées disparues, a rapporté le RNDDH. Le 31 août, une attaque de gangs dans le quartier Bel Air de Port-au-Prince a fait au moins 12 morts. »
Un briefing sur la détention préventive prolongée a été effectué par le Département d'État américain.
Ledit rapport avance que des autorités ont fréquemment détenu des individus pour des accusations non précisées. La détention provisoire prolongée est restée un problème grave en raison de l'arbitraire application des règles des tribunaux, pouvoir discrétionnaire des tribunaux, corruption et mauvaise tenue des registres, mentionne le Département d'État Américain dans son rapport, allumant les projecteurs sur les arrestations arbitraires.
Par Michel Césaire
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