Le collectif « 4 desanm » apporte son plein soutien aux différentes journées de mobilisation prévues pour les 28, 29 et 30 mars prochain. Le responsable dudit collectif Jean Robert Argant fait appel à une participation massive de la population en vue de dénoncer les différentes exactions du pouvoir en place et dire non au projet de nouvelle constitution.
« Nous marcherons dans les rues de Port-au-Prince ce lundi 29 mars pour commémorer la date de l’adoption de la constitution 1987 », a informé Mr Argan précisant que c’est une date très importante dans la vie du pays.
« Nous ne sommes pas des partis politiques mais il est temps que ça change », a martelé Jean Robert Argan lors d'une conférence de presse, dénonçant les différentes violations dont a été l’objet la constitution 1987. « La marche du 19 mars débutera de la place de la constitution passant par la rue Capois, Lalue et Nazon pour passer à Delmas 32 », a indiqué le responsable disant que la marche se terminera sur la place de la constitution. « Nous appuyons toutes les démarches visant à garder en mémoire la constitution de 1987 et renforcer cette dernière », a déclaré Jean Robert Argant, en signe de soutien aux autres secteurs qui marcheront durant la même période pour dire non à l’insécurité, notamment au phénomène du Kidnapping.
« Des brassards noirs en signe de solidarité aux policiers »
Le responsable du collectif « 4 Desanm »
a suggéré un protocole pour les manifestants en arborant une tunique qui tient à envoyer « un sérieux message ». « J’aimerais que les gens portent des maillots blancs et puissent porter un brassard noir au niveau de leur manche », a recommandé Jean Robert Argan précisant que cette initiative s’inscrit dans une démarche pour rendre hommage aux policiers et les autres victimes du train de l’insécurité grandissante en Haïti. « Ils sont tombés en voulant donner la vie et la sécurité à la population », a-t-il poursuivi car pour lui tout c’est un moyen idéal pour honorer tous les hommes et les femmes passés de vie à trépas à cause de l’insécurité et le phénomène du Kidnapping.
« Le président n’a pas le droit de changer la constitution »
Jean Robert Argant a rejeté d’un revers de main le projet du président de la république de remplacer la constitution 1987 par une nouvelle constitution qui, dit-il, est contraire aux acquis démocratiques. « La constitution est l’œuvre d’une nation, d’un pays et de tous les secteurs », a avancé Mr Argant. Il a dénoncé les pratiques individuelles du chef de l’Etat voulant changer la loi mère. « Nous irons nulle part avec ces pratiques », a-t-il lancé. Le leader du collectif « 4 Desanm » reconnaît, toutefois, qu’il nous faut une constitution mieux adaptée. Néanmoins, il se dit opposé aux mécanismes utilisés pour y parvenir. « Cette constitution n’accepte pas de voie référendaire », a rappelé le responsable.
Par Daniel Zephyr
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