Après l'opération du 12 mars qui s'est soldée par la mort de plusieurs policiers à Village-de-Dieu, qui a fait quatre morts et des blessés, la FJKL déplore l’amateurisme qui caractérise cette intervention et invite les responsables de cet échec à tirer la révérence.
La Fondasyon Je Klere (FJKL) dit apprendre avec tristesse et consternation la nouvelle de
l’échec de l’intervention de plusieurs unités spécialisées de la PNH à Village-de-Dieu se terminant par une tuerie de policiers et la profanation de leurs cadavres publiés à dessein sur les réseaux sociaux en violation du droit au respect de la dignité humaine et du droit à la citoyenneté numérique. "Ces scènes choquantes sont trop longtemps tolérées dans notre société.", déplore la FJKL.
Notant qu’il s’agit de la cinquième opération de la PNH à Village de Dieu réalisée
sans aucun succès probant, l'organisme de droits humains estime que ces gangs se sentent renforcés à chaque fois.
Selon la FJKL, le fiasco de cette opération montre clairement que les autorités policières n’ont pas déployé la vigilance nécessaire pour que toute mise en danger de la vie soit réduite autant que possible dans la préparation et la direction de l’opération. "Elles ont fait preuve de négligence coupable dans le choix des mesures et des moyens", condamne ma FJKL.
"Tout policier sait que le premier principe essentiel est de rester en vie. Or, le défaut de couverture de cette opération est susceptible de justifier son amateurisme, une opération sans plan tactique et technique", critique la Fondasyon Je Klere.
Justifiant le bien-fondé de cette opération, la FJKL condamne par ailleurs les exploitations politiques de ces opérations de police comme l’intervention du chef de l’État sur "Facebook live" avec un discours menaçant pour Village-de-Dieu au moment où les policiers étaient en danger.
Pour la FJKL, ces déclarations malheureuses empêchent à la police de développer et de maintenir des relations positives avec la population.
En sus, la FJKL se dit particulièrement choquée de constater parmi les cadavres profanés, celui du policier Wislet Désilus psychologue issu de la promotion Antênor FIRMIN (2011-2015) de la Faculté d’Ethnologie, œuvrant pour l’amélioration des rapports : "Police–Population".
La FJKL estime que tout défaut de précaution dans l’organisation et le contrôle d’une
opération de police aboutissant à un fiasco doit entrainer la démission des commandants
responsables.
La FJKL, tout en présentant ses condoléances émues aux parents des policiers victimes,
demande aux autorités de l’État d'exiger la démission ou le renvoi de l’institution policière les commandants responsables de ce fiasco.
Respecter le droit à une sépulture des policiers tués en récupérant leurs cadavres ; rendre hommages à la mémoire des policiers victimes ; développer les bonnes relations "Police–Population" pour éviter la répétition de
tels échecs ; prendre en charge les parents des policiers victimes ; réaliser, avec succès, d’autres opérations mieux préparées et mieux exécutées afin de rétablir la confiance de la population dans sa police", telles sont les recommandations faites par la FJKL aux autorités en place.
Par Michel Césaire
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