50 cas de kidnapping ont été recensés au mois de février dans le pays. En deux mois, les ravisseurs ont enlevé 110 personnes, selon le dernier bulletin publié ce jeudi par la Cellule d’observation de la criminalité au sein du CARDH.
Alors que Jovenel Moïse avait annoncé devant les tribunes de l'ONU, une diminution des cas de kidnapping, les ravisseurs n'ont pas eu de répit pour le mois de février en dépit du fait que la rue ait été clairsemée pendant plusieurs jours à cause du climat d'incertitude lié à la fin de mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse.
Chaque jour, les ravisseurs ont fait tourner à plein régime la machine du kidnapping au point que durant les deux mois de l'année en cours, ils ont enlevé 110 personnes dont 50 pour le mois de février contre 60 pour
le mois de janvier.
Le Centre d'analyse et de Recherche en droits de l'homme (CARDH) dit toutefois constater une faible baisse par rapport au mois de janvier, mais toujours une hausse hypothétique
considérable pour 2021, vu que 51 cas ont été répertoriés pour le premier trimestre de
2020.
La Cellule d’observation de la criminalité en a profité pour mettre à la disposition des proches de victimes de rapt un numéro " (509) 44 77 56 56" afin que ces dernières puissent partager des informations avec le CARDH. Ce, dans l'objectif d'élaborer des rapports destinés à mieux explorer ce phénomène en vue d’apporter des éléments d’éclairage aux décideurs et à la population.
Notons que le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité avait évoqué une nette augmentation des enlèvements de l'insécurité au cours des 12 derniers mois. Selon ce rapport, les enlèvements se sont multipliés de façon inquiétante, leur nombre ayant augmenté de 200 % par rapport à l'année précédente : "234 cas ont été signalés en 2020 (dont les enlèvements de 59 femmes et 37 mineurs), contre 78 en 2019".
Par Michel Césaire
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