Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 dans le monde, le vaccin d’AstraZeneca vient d’être homologué d’urgence par l’Organisation mondiale de la santé. L’annonce a été faite le 15 février dernier. Il s’agit, selon l’OMS, d’une procédure visant à aider les pays n’ayant pas les moyens de déterminer eux-mêmes l’efficacité et l’innocuité d’un médicament à avoir plus rapidement accès à des thérapies.
« Des pays sans accès à des vaccins jusqu’à aujourd’hui vont finalement être capables de commencer l’immunisation de leur personnel soignant et des populations vulnérables », s’est réjouie la docteure Mariangela Simao, sous-directrice générale de l’OMS chargée de l’accès aux médicaments et aux produits de santé. Ce processus sera mené par le dispositif Covax, mis en place pour assurer un accès équitable au vaccin, qui a déjà reçu l’autorisation d’en commencer la distribution.
En dépit des doutes que suscite le vaccin en question face aux variants en sud-africain et brésiliens, aujourd’hui présent dans de nombreux pays, et aussi son efficacité pour les plus de 65 ans, l’Organisation Mondiale de la Santé, semble continuer à faire confiance à ce sérum développé par l’université d’Oxford (Royaume-Uni) et le géant pharmaceutique « AstraZeneca » pour arriver à bout de la pandémie, ou tout au moins, contrer sa progression. Les experts de l’OMS ont, par ailleurs, soutenu que ce vaccin est parfaitement efficace pour limiter la gravité et la mortalité de la pandémie. Ce qui constitue pour l’OMS, la priorité du moment.
La technologie qu’utilise le vaccin d’AstraZeneca est dite « à vecteur viral ». Ainsi, fonctionne-t-il comme un « cheval de Troie » pour empêcher le virus SARS-CoV-2 de se propager dans l’organisme. Cette technologie lui permet de pouvoir être conservé avec des moyens de réfrigération classiques, contrairement aux autres vaccins qui nécessite pour leur part des capacités de chaîne ultra froide.
A croire qu’une bonne nouvelle ne marche jamais sans une mauvaise ou une moins bonne. L’OMS a, en outre annoncé que le nombre de vaccinations dans le monde dépasse désormais celui des cas d’infection enregistrés. Sauf que, selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, les trois quarts de ces vaccinations ont été faites dans seulement dix pays, qui représentent 60 % du PIB mondial. « Au moins 130 pays, qui comptent 2,5 milliards de personnes, n’ont pas injecté un seul vaccin », a regretté M. Ghebreyesus. « Si nous n’éradiquons pas le virus partout, nous pourrions bien nous retrouver à la case départ », a-t-il par ailleurs mis en garde.
Notons que ce vaccin qui est, pour le moment, déjà largement utilisé partout dans le monde, notamment au Royaume-Uni et dans l’Union européenne, sera distribué gratuitement dans les 92 pays et territoires défavorisés par le biais de Covax. Parallèlement, alors que le pays vient de danser son carnaval national à Port de Paix, dans le Nord-Ouest les 14, 15 et 16 février dernier, Haïti vient de franchir la barre de 12 000 cas confirmés de covid-19 avec un taux de mortalité de 2.03%. Reste à savoir quel effet vont avoir les récentes festivités carnavalesque sur la propagation de la pandémie sur cette partie ouest de l’ile.
Par Gazette Haiti
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