Le week-end écoulé a été marqué par l'arrestation d'une vingtaine de personnes dont le juge Yvickel Dabrésil par des agents de l'Unité de sécurité générale du palais national ( USGPN ). Ils sont accusés de fomentation d'un « coup d'État » contre Jovenel Moïse et de « complot contre la sûreté intérieure de l'État ». La Brigade de sécurité des aires protégées (BSAP) envoie une mise en garde contre tout opposant au pouvoir en place.
Le commandant de la Brigade de sécurité des aires protégées (BSAP) du département du Centre Jean Baptiste Joseph, aux micros de la presse, déclare que « la BSAP est prête à sévir contre tout opposant qui tentera de faire tomber Jovenel Moise » dont le mandat constitutionnel a pris fin, le 7 février 2021, selon l’opposition et institutions organisées du pays, se référant à l'article 134-2 de la constitution amendée.
« On est là pour lancer une mise en garde contre tous ceux qui ont envie de prendre le pouvoir que c'est seulement à travers les élections qu'il serait possible d'y parvenir », déclare Jean Baptiste Joseph qui martèle que « si ces gens pensent que c'est par la force qu'ils peuvent arriver au pouvoir, BSAP de concert avec les Forces armées d'Haïti les mettront hors d'état de nuire et brutalement ». Et de poursuivre: « Nous regrettons de n'avoir été mis au courant à temps des événements du dimanche dernier, et désormais quelque soit le secteur qui entreprend une tentative de ce genre visant un putsch contre le président, nous les attaquerons y compris tous ceux qui empêchent la marche du pays », menace le commandant du Centre de la BSAP.
Monsieur Joseph soutient que le président Jovenel Moïse n'est pas seul. « Nous, les militaires, les membres de la BSAP et de la population, sommes avec le président Jovenel Moïse. Nous ne négocierons pas les cinq ans, pas même pour un jour », dit-il d’un ton ferme.
La Brigarde de sécurité des aires protégées placée sous le contrôle de Jeantel Joseph fait l’objet de nombreux scandales ces derniers temps. Elle est accusée d’une série d’exactions, notamment l’incident à hauteur de Morne Cabris rapporté dans un article du journal en ligne Ayibopost : La liste des exactions attribuées à la BSAP s’allonge – AyiboPost
« D’autres bavures portent la signature de la Brigade des aires protégées. Ainsi, le lundi 21 décembre 2020, un groupe de cinq policiers de l’Unité de Sécurité générale du Palais national (USGPN) prenaient la Route Nationale Numéro 3 en direction du Grand Nord. Arrivés à hauteur de Morne à Cabris, les policiers ont été stoppés, désarmés et dévalisés par des hommes armés portant l’uniforme de la BSAP », avait écrit le journal en ligne qui avait interviewé le colonel Himmeler Rebu sur ce dossier. « Selon lui, la BSAP fait froid dans le dos. Pour lui, la brigade a beaucoup de points communs avec le Front révolutionnaire armé pour le Progrès d’Haïti (FRAPH). Cette entité paramilitaire a pendant longtemps terrorisé la population, à la manière des tontons macoutes », avait conclu Ayiboppost reprenant les propos de l’ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous Privert.
Par Gazette Haïti
- Log in to post comments


