PubGazetteHaiti202005

Le CSPJ exige la libération immédiate du juge Dabrésil et souhaite que « ces exactions ne restent impunies »

.

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) exige la libération immédiate du juge de la Cour de Cassation, Me Ivikel Dabrésil. Le CSPJ en profite pour interpeller l'opinion publique nationale et internationale « sur ces exactions » dont sont l'objet les membres du pouvoir judiciaire


Les membres du CSPJ ne sont pas de tout repos après leur prise de position à travers une résolution constatant la fin du mandat constitutionnel du mandat de Jovenel Moïse. 

 

24 heures après l'arrestation du juge de la Cour de cassation Ivikel Dabrésil, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a publié une note dans laquelle, il exige la libération immédiate de Me Dabrésil. 


« Le pouvoir judiciaire, représenté par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), co-dépositaire de la souveraineté nationale au regard des articles 59, 59.1 et 60 de la Constitution en vigueur ainsi que l'Art 184-2 pour d'autres attributions spécifiques, condamne avec la dernière rigueur l'arrestation arbitraire et illégale, dans la nuit du 06 au 7 février 2021, du magistrat Ivikel Dabrésil, juge à la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire de la République », déplore le CSPJ. 


« Instance constitutionnelle et légale chargée de l'administration et du contrôle du pouvoir judiciaire, ledit conseil exige la libération immédiate et sans condition du juge Ivikel Dabrésil qui se trouve, d'ailleurs, dans la catégorie des fonctionnaires passibles par devant la Haute cour de justice selon les prescriptions de l'article 185 et suivants de la Constitution haïtienne, amendée le 9 mai 2021 », tranche le CSPJ. 

Par la même occasion, le Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire en profite « pour condamner également avec la même rigueur, les pressions et menaces proférées contre nombre de magistrats et tous les membres du CSPJ, signataires de la note du 6 février 2021 

Par ailleurs, le pouvoir judiciaire interpelle l'opinion publique nationale et internationale « sur ces exactions » dont sont l'objet les membres du pouvoir judiciaire particulièrement le magistrat Dabrésil, « lesquelles exactions, dit-il, ne doivent en aucun cas rester impunies ».


Dans la foulée de cette arrestation jugée "illégale et arbitraire", des magistrats ont été interdits de pénétrer l'enceinte des locaux de l'École de la magistrature. Peu après, c'est un décret envoyant à la retraite les 3 juges pressentis pour remplacer Jovenel Moïse au palais national qui a été publié dans le Moniteur.

 

 

 

Par Michel Césaire

Category

Politique

Culture

Economie

Sport