La Direction Politique de l’Opposition sollicite l’aide de l’Organisation des Nations- Unies a l’approche du 7 février 2021 en vue d’obtenir le depart du Président de la Republique, Jovenel Moise, à partir de cette date tout en dénonçant le support, dit-elle, inconditionnel du BINUH au chef de l’Etat haïtien. En effet, dans une lettre ouverte au Secrétaire Général des Nations-Unies, António Guterres, les responsables de la DIRPOD critiquent la représentation du BINUH à la commission présidentielle devant travailler à doter le pays de la nouvelle Constitution.
Dans cette correspondance en date du 2 Janvier 2021, les dirigeants politiques, membres de la DIRPOD ont fait une exposition de la situation générale du pays au secretaire général António Guterres, qu’ils présentent comme un défenseur du respect des principes démocratiques en raison de la position privilégiée que les pays membres lui ont conférée, afin de mieux orienter sa prise de position, soutiennent-ils. Justement, ils ont présenté un pays dominé par la misère, la violation des droits humains, l'impunité, l'insécurité, le banditisme et la grande criminalité. Ces leaders politiques ont également attiré l’attention sur certaines dérives dictatoriales du président Moïse,les démarches de l'Exécutif visant à changer de Constitution, la mise en place du Conseil électoral malgre des contestations, tout en faisant remarquer la rupture de l’ordre constitutionnel dans le pays depuis environ un an.
La DIRPOD juge anormal qu’en dépit de tout cela, notamment le fait que la situation se détériore sur presque tous les points; le fait queles pouvoirs de l’Etat sont disloqués; que le kidnapping est devenu affaire d’Etat; que l’Exécutif n’a jamais organisé les élections conformément à la constitution; que les droits fondamentaux sont systématiquement violés et bafoués,« Le BINUH apporte aujourd’hui tout son appui technique au Président Jovenel Moïse en nommant le Tunisien Amor Boubaki comme conseiller juridique de la commission constitutionnelle récemment mise en place ».
« Monsieur le Secrétaire Général, lePrésident Moïse a créé un vide politique en choisissant d’ignorer la voietracée par la Constitution amendée de 1987. Les Partis et regroupements politiques sont en train de préparer l’après Jovenel : la marche inévitablevers la transition. Ils dénoncent de toute leur force le mépris envers le peuple haïtien. Le 7 Février 2021 sonnera le glas de ce régime tyrannique, sanguinaire. A partir de cette date, débutera en Haïti une ère nouvelle. Au nom des principes démocratiques, le BINUH se doit d’apporter sa contribution san faille », sollicitent ces responsables de la DIRPOD à Antonio Guterres.
Par Gazette Haiti
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