PubGazetteHaiti202005

Des parlementaires américains appuient la démarche d'une transition en Haïti et dénoncent « les velléités dictatoriales de Jovenel Moïse »

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«Lorsque le 117e Congrès se réunira, le soutien des acteurs démocratiques en Haïti sera une préoccupation majeure pour ce comité.  Nous travaillerons de toute urgence avec la nouvelle administration Biden pour développer une politique américaine qui donne la priorité aux droits et aux aspirations du peuple haïtien et soutient une transition crédible et dirigée par les Haïtiens vers un ordre démocratique », écrivent les congresman Andy Levy, Grégory Meeks et Albio Sires. 

 

Aux Etats-Unis, les lignes bougent au fur et à mesure qu'on avance vers la prise de fonction du président démocrate américain Joe Biden. Ce sont trois (3) influents parlementaires américains qui prennent position clairement pour une transition politique en haiti. Andy Levy, membre du comité des affaires étrangères, Grégory Meeks, nouveau président du Comité des affaires étrangères de la chambre et Albio Sires, président du sous-comité de l'hémisphère occidental, de la sécurité  civile et du commerce qui ont publié une déclaration mettant à nu le pouvoir en Haïti.

 

 «En tant que membres de la Chambre des représentants, nous avons passé ces dernières semaines à travailler de toute urgence pour porter secours au peuple américain au milieu des catastrophes de santé publique et économiques du COVID-19.  Nous voulons que nos amis en Haïti sachent, cependant, que nous surveillons toujours ce qui s'y déroule avec une inquiétude croissante.  Le président haïtien Jovenel Moïse poursuit une ligne de conduite de plus en plus autoritaire, en publiant une série de décrets récents qui incluent la création d'une force «de renseignement» intérieure extra-constitutionnelle.  Ses dernières actions rappellent les exactions antidémocratiques du passé que le peuple haïtien a subies, y compris la période précédant la dictature de Duvalier.  Nous ne resterons pas les bras croisés pendant qu'Haïti sombrera dans le chaos », ont fait savoir les congresman américain à un mois de la passation de pouvoir entre les républicains et les démocrates.

Et les trois parlementaires ne comptent pas s'arrêter là dans leur lutte pour le retour à la démocratie en Haïti. Ils veulent engager des alliés pour faire face à la crise: 

« Nous engagerons des alliés et des institutions internationales pour coordonner une stratégie multilatérale pour faire face à la crise actuelle en Haïti et pour poursuivre la responsabilité des responsables haïtiens qui commettent des violations des droits de l'homme et des actes de corruption.  En tant que membres du Comité des affaires étrangères de la Chambre, nous considérons qu'il est de notre responsabilité de surveiller les événements en Haïti et de travailler en étroite collaboration avec les organisations de la société civile haïtienne et les citoyens de bonne volonté qui recherchent la paix et la démocratie dans leur pays.  Nous assurons au peuple haïtien que, alors que nous nous attaquons aux crises auxquelles nous sommes confrontés dans notre propre pays, nous n'oublierons pas nos voisins ni notre engagement à protéger leurs droits humains. »


La position des parlementaires américains rejoint celle de l'opposition politique et des organisations de la société civile qui prônent une transition et militent pour le départ du président Jovenel Moise avant même la date du 7 février 2021. Cette idée est rejetée par le chef de l'Etat appelant les leaders de l'opposition à se rendre aux urnes pour prendre le pouvoir. Il a toujours martellé que son mandat prendra fin le 7 février 2022.

 

 

 

Par Gazette Haïti

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