L’Initiative patriote Marien crie halte-là, demande au peuple haïtien de se réveiller dans cet état léthargique dans lequel il se trouve en vue de renverser le pouvoir en place avant qu’il ne soit trop tard.
« C’en est trop! », a pesté l’Initiative patriote Marien (IMA) face à la situation de crise qui sécoue dans le pays.
« Tranquillement, nous assistons à des actes de « briganday » de la part des responsables de l’État qui enfoncent le pays davantage dans l’abîme. Ils ont dédaigné notre honneur, notre dignité alors qu’on reste passif. Pendant qu’on refuse de voir que la situation est critique », a continué de conscientiser cette structure politique dans une prise de position en créole publiée dimanche, signée par l’ancien député Hugues Célestin et l’ex-sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé.
L’Initiative patriotique Marien (IPAM) en profite pour inviter la population à s’armer, dit-elle, de courage pour chasser du pouvoir Jovenel Moïse avant le 7 février 2021.
« Depuis le 7 février 1986, le peuple haïtien a enterré toutes les idées d’intimidations et de violences susceptible de lui priver de la liberté de la parole », a avancé la structure politique avant de lancer l’appel à la révolte à une population en « état de léthargie. »
Le pire est à craindre si le peuple ne se rebelle pas, a soutenu l’IPAM avant de lancer un appel au front commun et à la concertation aux différents acteurs comme l’urgence de l’heure afin de mettre sur pied une transition. « Celle-ci aura entre autres pour missions de réaliser le procès PetroCaribe et celui des massacres perpétrés dans les quartiers populaires, de mettre le pays sur les rails du progrès et du développement durable et la réalisation des élections dans les meilleures conditions. »
Selon les dirigeants de ladite structure, le président Jovenel Moïse plonge le pays dans la corruption, la violence, le kidnapping ... Indexé comme le chef du climat de peur, ils dénoncent la publication du décret de Jovenel Moïse portant création de l’ANI dont l’esprit dudit décret, selon eux, consiste à rendre plus efficaces les gangs travaillant pour le pouvoir « G9-PNH, BESAP », avec « pour missions de persécuter, de tuer des opposants politiques et économiques et alimenter le kidnapping ».
Cette structure politique n’a pas manqué l’occasion de tirer à boulets rouges sur le Core Group et notamment Michel Sison, l’ambassadrice américaine et Helen Lalim, cheffe du BINUH pour « avoir cautionné les dérives » de Jovenel Moïse à la tête du pays.
Par Michel Césaire
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