Le président du Mouvement de la Troisième Voix, Pierre Reginald Boulos, continue d’exiger le départ du président Jovenel Moïse le 7 février 2021. Date qui, selon l’opposition politique, marquera la fin du mandat présidentiel constitutionnel. L’homme d'affaires devenu dirigeant politique plaide en faveur d’un dialogue politique entre les différents acteurs de la vie nationale en vue de trouver un accord sur la gouvernance de la transition afin d'éviter un vide institutionnel à ce niveau.
Pour le président du MTV-Ayiti, Pierre Reginald Boulos, le mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse prendra fin dans exactement un mois et 10 jours. Est-ce pourquoi il prône un dialogue sans conditions préalables entre les acteurs en vue de trouver un accord politique qu’il a déjà baptisé : « Pacte pour la solidarité sociale, la stabilité politique et la prospérité economique ». Il sera question, selon l’homme d'affaires, de décider de la gouvernance du pays après le départ du chef de l’Etat, le 7 février prochain comme le veut l’opposition politique.
Le leader du MTV-Ayiti a fait cette déclaration le samedi 12 décembre 2020 à l’occasion du Rassemblement National 2020 du parti qui a réuni plusieurs centaines de délégués issus des différentes régions du pays. C'était également l’occasion pour présenter au grand public les membres des coordinations régionales et communales de cette structure.
Reginald Boulos en a profité pour exprimer sa tristesse face à la situation actuelle de la population marquée principalement par l'insécurité et la misère. Le patron de RBoulos Group a également dénoncé le système politique traditionnel qui, fait-il remarquer, est caractérisé par la corruption, l'impunité et l'inégalité sociale. L’entrepreneur de 64 ans qui se montre très confiant quant à la possibilité pour son parti de prendre le pouvoir exprime son refus de participer à des élections frauduleuses. L’ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti promet d'améliorer les conditions de vie de la population par la création d’emploi s’il parvient au pouvoir. Il parle précisément de 100 mille emplois par an.
D’un autre côté, le PDG du groupe Autoplaza/Universal Motors S.A. a qualifié de dictatorial les décrets du président Jovenel Moïse particulièrement les deux derniers en date. Reginald Boulos critique également les mesures visant la dedollarisation de l'économie, lesquelles mesures sont injustes, selon le spécialiste en santé publique, affirmant qu’elles ont été prises dans l'intérêt de la classe possédante au détriment des plus démunis.
Par Diego O. Charles
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