PubGazetteHaiti202005

Manifestation du 18 novembre devant l’ambassade américaine : Jean-Charles Moïse a dressé un bilan positif et se vante d’avoir atteint son objectif

Jean Charles Moise, leader de Pitit Dessalines

Lors d’une conférence de presse donnée ce jeudi 19 novembre 2020, le secrétaire général du parti politique Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse a dressé un bilan positif de la journée de mobilisations organisée par le dit parti hier mercredi 18 novembre 2020 dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans le Nord le 17 novembre dernier.

La journée de mobilisation organisée le mercredi 18 novembre 2020 par le Parti Politique Pitit Dessalines dans la région métropolitaine, dont le but était de se rendre devant l’ambassade américaine à Tabarre pour « dénoncer l’ingérence des États-Unis d’Amérique dans la politique du pays et de réclamer le départ de Jovenel Moïse du pouvoir », a été totalement réussie, selon le leader de PPPD. Cependant, il a signalé plusieurs incidents, comme la dispersion de militants du parti  au niveau de Delmas 60 où plusieurs militants ont été, dit-il, victimes et la prise exclusive du contrôle des périmètres du Champs-de-Mars par des agents des forces de l’ordre qui ont empêché à d'autres  militants de se regrouper à ce point de rassemblement clé. 

Dans son intervention, Jean-Charles Moïse s’est une nouvelle fois attaqué ses compères de l’opposition. Selon lui, ses détracteurs s’en sont pris à lui et ont refusé d’aller manifester devant l’ambassade américaine parce qu’ils ont en mains « l’argent de certains membres du secteur privé ayant  leurs magasins sur le boulevard Toussaint Louverture (Route de l’aéroport, NDLR) ». 

Jean-Charles Moïse a menacé ouvertement ces membres du secteur privé qui financent le pouvoir mais aussi ce qu'il appelle l’opposition traditionnelle. 

« Si Jovenel continue de rester au pouvoir, si la « soi-disant » opposition continue de créer de la confusion à chaque fois que le peuple haïtien veut faire un mouvement pour libérer le pays, dans les jours à venir la bataille va changer de phase », a-t-il menacé.

Par ailleurs, questionné par les journalistes sur la dernière publication du porte-parole du secteur démocratique et populaire, celui qui se considère comme le leader de l’opposition a répondu de manière ironique.

« Nous donnons une conférence de presse où nous posons les problèmes d’un pays et vous me parlez de André Michel ! Je vais passer le reste de la journée avec un mal de tête. Vous devriez savoir que ce système produit trois choses : des serpents, des menteurs et des tricheurs, le peuple haïtien connaît tout le monde et il peut faire la différence entre les personnes honnêtes et les personnes malhonnêtes donc je ne vais plus parler de ces gens-là », a conclu Jean-Charles Moïse sous les chauds applaudissements des militants de Pitit Dessalines présents à la conférence de presse.


Jean Charles a aussi menacé de s'attaquer aux entreprises des membres du Secteur Privé dont la UNIBANK qu'il accuse de créer une rareté de dolars sur le marché. « Cette Banque dans ses succursales vend le dollar suivant le taux de référence de la BRH mais sur le marché informel alimente  un ensemble de cambistes qui le vendent eux jusqu'à 75 gourdes pour un dollar », a dénoncé l’ancien candidat à la présidence. 

 

 

Par Kervens Adam PAUL

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