PubGazetteHaiti202005

Jean Charles Moise annonce une manifestation pour le 18 novembre contre l'ingérence et pour le départ du pouvoir

Jean Charles Moise, Leader de Pitit Dessalines

 
Le leader du parti Pitit Dessalines, Jean-Charles Moise, annonce deux nouvelles journées de manifestations les 17 et 18 novembre 2020, respectivement au Cap-Haitien et à la Capitale. Il s’agira, selon l’ancien sénateur du Nord, de dénoncer, entre autres, les actes d’insécurité et l’impunité qui règnent dans le pays et continuer de réclamer le départ du pouvoir en place.

Le Secrétaire Général de Pitit Dessalines dit maintenir la manifestation du 18 novembre prochain à la Capitale haïtienne comme il l’avait annoncée lors de la dernière manifestation anti-gouvernementale organisée à l’initiative du parti le 17 octobre dernier, au Cap-Haitien. Jean-Charles Moise informe que la manifestation démarrera en plusieurs branches (Pétion-Ville, Champ-de-Mars, carrefour de l’Aéroport, La Saline, Pont-Rouge, Wharf Jérémie et Delmas 2) qui devront se converger vers le Carrefour Gérald Batailles pour ensuite se diriger devant l’Ambassade américaine, à Tabarre.

Il sera question pour organisateurs et participants de continuer de dénoncer notamment l’ingérence américaine dans les affaires internes du pays, la cherté de la vie, les actes d’insécurité et l’impunité qui y règnent ainsi que les inégalités sociales et de continuer de réclamer le départ du pouvoir en place, selon l’ancien candidat à la présidence. L’ex-sénateur du Nord salue, en ce sens, l’engagement de plusieurs organisations de base et syndicales dans le cadre de ce mouvement. 

Des manifestations seront également organisées dans d’autres villes du pays mercredi prochain notamment au Cap-Haïtien, à Jacmel, aux Gonaïves, aux Cayes, à Saint-Marc, à Petit-Goâve et à Port-de-Paix, selon Jean-Charles Moise. Il annonce également une journée  de mobilisation la veille dans la deuxième ville du pays qui partira du rondpoint Samary pour aboutir sur la place publique de Vertières.

L’ex-maire de Milot a, dans la foulée, dénoncé l’attitude de la UNIBANK qu’il accuse d’œuvrer en faveur de la dépréciation du taux de change en provoquant une rareté artificielle du dollar américain. Pratique que le leader de Pitit Dessalines conseille aux responsables de cette institution financière de cesser afin d’éviter à la banque d’être victime lors des mouvements de protestation contre la vie chère. Il faut dire que les banques commerciales ont pour obligation de respecter la position cambiste de change nulle imposée par la Banque de la République d’Haïti.

La dernière fois que le dirigeant de Pitit Dessalines voulait se rendre devant l’Ambassade américaine dans le cadre d’une manifestation politique, c’était le 17 octobre de l’année dernière où il a du faire cavalier seul. Ses camarades de l’opposition avaient, pour leur part, préféré se rendre au Champ-de-Mars.

 


Par Diego O. Charles

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