PubGazetteHaiti202005

Fusillade à Manhattan : 4 morts dont un Haïtien

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Quatre personnes ont été tuées lundi 28 juillet lors d’une attaque armée dans un gratte-ciel de Midtown Manhattan, dont Aland Etienne, agent de sécurité d’origine haïtienne. Le tireur visait les bureaux de la NFL, mais s’est trompé d’étage, selon les autorités.


 Une attaque à l’arme automatique a bouleversé la tranquillité du quartier d’affaires de Midtown Manhattan lundi soir. Un homme armé d’un fusil d’assaut M-4 a ouvert le feu dans le hall d’un immeuble de bureaux au 345 Park Avenue, tuant quatre personnes avant de se suicider. Parmi les victimes, Aland Etienne, un agent de sécurité d’origine haïtienne, est tombé alors qu’il était en service. 

Âgé de 46 ans, père de deux enfants, M. Etienne travaillait comme agent non armé pour McLane Security. Apprécié pour son sourire et sa gentillesse, il assurait la sécurité à l’entrée du bâtiment lorsqu’il a été abattu. Il aurait tenté de se protéger derrière son poste de travail alors que le tireur arrosait le hall de balles, selon les images de surveillance.

Le tireur, un ancien joueur de football américain au lycée, souffrait manifestement de troubles psychiatriques. Selon le maire de New York, Eric Adams, il visait les bureaux de la Ligue nationale de football américain (NFL), situés dans le même immeuble, mais « s’est trompé d’ascenseur ». Il aurait laissé une lettre évoquant des symptômes liés à l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une maladie cérébrale affectant certains anciens joueurs de football.

Outre M. Etienne, trois autres personnes ont été tuées, dont un policier. Une cinquième victime se trouve dans un état critique. L’assaillant, âgé de 27 ans et originaire de Las Vegas, a mis fin à ses jours au 33ᵉ étage du bâtiment, après avoir semé la panique. Les autorités affirment qu’il a agi seul.

La mort d’Aland Etienne a provoqué une vive émotion au sein de la communauté haïtienne de New York. « Il était plus qu’un frère. Il était un père, un fils, une lumière dans nos vies », a écrit son frère Gathmand. « Il parlait souvent de sa fille, exilée en République dominicaine pour fuir la crise en Haïti. Il se sacrifiait pour elle », confie une ancienne collègue, Karline Jean.

Homme de foi et pilier de sa famille, Aland Etienne était décrit comme humble, souriant et toujours prêt à aider. Pour Local 32BJ, le syndicat qui le représentait, « Aland est un héros new-yorkais, tombé dans l’ombre pour protéger les autres ».

 

 

 

Wideberlin Sénexant 
Avec New York Times et Le Monde

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