Ce mercredi 25 juin 2024, cela fait déjà une année après le déploiement de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) en Haïti.
Autorisée par la résolution 2699, adoptée le 02 octobre 2023 par le conseil de sécurité des nations unies, la MASS a pour principal objectif d'aider à restaurer la sécurité en Haïti et de faciliter un processus politique inclusif. Une année après, les citoyens se questionnent sur le support réel de la mission dirigée par le Kenya, compte tenu de la détérioration de la situation sécuritaire du pays, notamment dans la région métropolitaine et certaines villes de province.
L'ex ministre de la Justice, Lucmane Délile affirme qu’il n’est pas surpris des résultats jugés « insignifiants » de la missions multinationale. Selon lui, cette situation est le résultat d'un manque d'effectifs et de moyens nécessaires de la MASS pour faire face aux problèmes.
Intervenant ce jeudi 26 juin 2025 à Panel Magik, l'ex garde des sceaux de la République a indiqué que « La sécurité est une politique publique, une affaire d’État; il revient à l’État de garantir l’ordre », critiquant ainsi le fait que la sécurité du pays ait été confié à un autre, en l’occurrence le Kenya.
Il continue de dénoncer « l’incompétence et un manque de volonté » de la part des dirigeants actuels; ce qui a, dit-il, contribué à l’aggravation de la situation sécuritaire du pays.
« Si les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir avaient de la volonté, le peuple haïtien ne serait pas livré à la merci des gangs », a déploré l'ex commissaire du gouvernement de la capitale.
Durant ces 12 derniers mois, les gangs ont conquis plus de territoires. Des centaines de personnes tuées, blessés et poussant plus d'1,3 million d'autres à fuir leur maison.
Pandant la présence de la mission multinationale d'appui à la sécurité en Haïti, les communes de Kenscoff, Mirebalais, Saut-d'eau, bas Delmas et certains quartiers de la capitale sont tombés sous le contrôle des membres de la coalition "Viv Ansanm".
Composé de 200 policiers, le premier contingent spécialisé kényan est arrivé à Port-au-Prince le 25 juin 2024, à bord d’un vol de la compagnie Kenya Airways, pour aider la PNH à combattre les gangs armés. Un an après, la situation sécuritaire s’est plutôt aggravée.
Léon Kersivil
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