PubGazetteHaiti202005

Voulant reprendre la Statue de la liberté des Etats-Unis, la France devrait-elle restituer la dette de l’indépendance à Haïti, questionne Naomi Osaka 

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 Près de 140 ans après que la France a offert la Statue de la Liberté à l'Amérique, l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann a suggéré qu'il était temps pour la dame verte de rentrer chez elle. Naomi Osaka a vivement réagi à l’appel du député français qui suggérait que les États-Unis restituent la Statue de la Liberté, soulignant que l’Amérique aurait perdu de vue ses principes fondamentaux. 

Ce lundi 17 mars 2025, la talentueuse joueuse de tennis, à la fois japonaise et haïtienne a écrit dans un message sur X : « Si nous cherchons à récupérer des biens, Haïti peut-elle récupérer son argent?»

L’argent en question est la somme de 150 millions de franc-or, que la France, en 1825 a forcé Haïti haïtien à payer pour reconnaitre son indépendance dont elle acquiert par les armes en 1804.

Sa prise de position a interpellé le monde sur le remboursement des réparations qu’Haïti a dû verser à la France au 19e siècle. Plusieurs personnalités haïtiennes dont des chefs d’Etats ont, à maintes reprises, fait écho de cette dette qui a terrassé le pays. 

En effet, le député européen de centre gauche avance comme argument que les États-Unis ne représentent plus les valeurs qui ont conduit la France à offrir la statue en premier lieu.

« Nous allons dire aux Américains qui ont choisi de se ranger du côté des tyrans, aux Américains qui ont licencié des chercheurs parce qu'ils réclamaient la liberté scientifique : rendez-nous la statue de la Liberté », a déclaré M. Glucksmann, avant d'ajouter: « Nous vous l'avons donnée en guise de cadeau mais apparemment vous la méprisez. Elle sera donc très bien chez nous ».

Le monument signé Gustave Eiffel et Auguste Bartholdi a en effet été offert par la France en 1876 pour célébrer les 100 ans de la Déclaration d’indépendance américaine, le monument témoignait plus largement de l’alliance et de l’amitié entre les deux pays.
 

Léon Kersivil

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