PubGazetteHaiti202005

Haïti-Insécurité:Trois nouveaux chefs de gang sanctionnés ce lundi par l’UE

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L’Union Européenne a annoncé  ce lundi 15 décembre 2024, des mesures restrictives contre trois chefs de gang en Haïti. Ces derniers sont interdits de voyager vers l’UE. Ils sont soumis à « un gel des avoirs, entre autres ».

Trois chefs de gang sont sanctionnés ce lundi par l’UE. Il s’agit de Jonel Catel, chef du gang Terre Noir, affilié à la coalition des gangs G9 en Haïti, Gabriel Jean-Pierre, chef de la coalition des gangs GPep, et Ferdens Tilus, chef du gang Kokorat San Ras.

Ces derniers sont impliqués dans des activités criminelles, des violences en Haïti, de graves violations des droits de l’homme et faisant partie des groupes armés, des réseaux criminels qui encouragent la violence, notamment des vols, des demandes de rançon, des enlèvements, des extorsions, des meurtres et des viols, indique l’Union Européenne. Ils sont interdits de voyager vers l’UE. Il est interdit « aux personnes et entités de l’UE de mettre à leur disposition des fonds, des avoirs financiers ou des ressources économiques, suivant les mesures adoptées par l’UE. »


L’Union Européenne dénonce l’impunité persistante dont jouissent ces gangs .


En octobre 2022,  le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 2653 (2022), établissant  un régime de sanctions contre les gangs en Haïti et leurs financeurs. Ces sanctions comprennent un gel ciblé des avoirs, des restrictions de voyage et des mesures d'embargo sur les armes. 


Depuis en fin de 2022, les Etas Unis, le Canada ont imposé des sanctions contre des hommes d'affaires et des politiciens du pays qui auraient l’habitude de financer les gangs ou en seraient de connivence.  Cette décision a été prise en vue de diminuer la violence des gangs et favoriser un retour de la paix et de la sérénité

En fin 2022, le chef gang Jimmy Cherisier, alias Barbecue, membre influent de la coalition criminelle “ viv ansanm “ a été sanctionné par l’UE.

Malgré les nombreuses sanctions imposées par l’international contre des politiciens, des hommes d’affaires et des gangs, la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée dans le pays. Les gangs continuent d’exercer leurs autorités . Ils ont fait de Port-au-Prince et certains villes de province un enfer. Les bandits continuent de chasser des membres de la population de chez eux. Ils ont poussé plusieurs écoles et des hôpitaux à fermer leurs portes. De plus, ils ont pillé, vandalisé et incendié certains d’entre eux.

Au cours de l’année 2023, des membres de la population de Carrefour-Feuilles, Mariani ont fui leurs maisons suite aux violences des gangs. Cette année les habitants de Gressier , Solino, Nazon, Delmas 24, entre autres, ne sont pas épargnés aux déplacements forcés.

En mars 2024, les gangs ont attaqué le penitencier national et ont libéré un grand nombre de prisonniers. Plusieurs puissants chefs de gangs sont plus derrière les barreaux. Ils ont attaqué, pillé, vandalisé et pris en otage l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti. Les patients  et les personnels de santé étaient obligés de vider les lieux au moment de la progression des gangs dans les parages de l’HUEH.

Plusieurs autres hôpitaux, dont Saint-François Sales, Asile Français ont subi des actes de pillage et de vandalisme.

Durant le mois de novembre, les bandits ont intensifié leurs actes de violence suite  à la révocation de l’ex premier ministre Gary Conille. Aux moins deux avions ont été touchés par balles à l’aéroport international Toussaint Louverture. Une situation qui a provoqué l’interdiction des vols vers Port-au-Prince et sa poursuite jusqu’au mars 2025 après le délai de 30 jours expiré.

Pour l’heure la situation reste inquiétante. Hier, les bandits ont encore semé la terreur à Poste Marchand, dans la commune de Port-au-Prince, des membres de la population ont fui leurs maisons. Des blessés par balles ont été enregistrés. Tandis que la semaine dernière des bandits du gang “ gran grif “ ont assassiné une vingtaine de personnes à Petite-Rivière de l’Artibonite et quelques jours avant le chef gang Micanor a exécuté plus de 180 personnes à Wharf Jérémie.


Selon un bilan de l’ONU, plus de 700 000 déplacés, 4544 morts et 2060 blessés ont été enregistrés.

Par: Daniella Saint-Louis

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