PubGazetteHaiti202005

Des bandits armés attaquent le commissariat de Gressier et prennent le contrôle de la ville

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Tard dans la soirée du vendredi 10 mai 2024, les bandits de " Vivre Ensemble "  lourdement armés ont pris d'assaut le commissariat de Gressier. Les bandits, membres du gang de  Bougòy de Gran Ravin, qui contrôlent la zone de Mariani élargissement donc leur territoire. Hier soir, la commune de Gressier a été leur principale cible. Ils ont attaqué à coup d'armes automaques et pillé le commissariat avant de mettre le feu aux véhicules qui s'y garaient. Il n'y aurait eu aucune riposte de la part des policier de garde lors de l'attaque. Et aucun policier qui y montait la garde n'en est sorti blessé. Ils auraient tout bonnement abandonné le commissariat. Selon des témoins, les malfrats ont aussi attaqué une école et la mairie de la ville. 

Depuis hier soir et durant toute la matinée de ce  samedi 11 Mai, les habitants fuient leur maison pour echapper à ces violences augmentant ainsi le nombre de déplacés dans le pays. 

Pour l'instant, après Mariani, c'est la commune de Gressier qui tombe sous le contrôle des gangs de Vivre Ensemble.

Cette attaque contre le commissariat de Gressier survient au moment où la mission multinationale s'apprête à fouler le sol haitien. Depuis la semaine dernière des avions militaires attérissent presque quotidiennement à l'aéroport Toussaint Louverture débarquant du matériel et de techniciens pour préparer l'arrivée du contingent Kényan à la fin du mois de Mai. 
Hier, sous la pression des bandits de "Vivre Ensemble" plusieurs milliers de personnes de la troisième circonscription ont gagné les rues pour dire non à l'arrivée des troupes étrangères dont la mission principale est de démanteler les gangs armés. Un jour avant, la même situation s'était produite au bas de Delmas. 

Concernant l'attaque contre le commissariat de Gressier, la police nationale n'a toujours pas réaigi. Ce sont plusieurs dizaines d'installations policières qui ont été attaquées et pillées par des bandits. Ces infrastructures policières sont laissées entre les mains des gangs armés par un haut commandement de la police totalement dépassé.

 

 

Par Gazette Haïti News

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