PubGazetteHaiti202005

Ouanaminthe sous tension après la révocation de Jeantel Joseph  

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Depuis l’annonce officielle de la révocation de Jeantel Joseph à la tête de l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP), Ouanaminthe est sous tension avec les agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées. Ce mercredi 24 janvier 2024, après une conférence de presse, ces derniers ont pris les rues avec des centaines de manifestants. Ils auraient voulu fermer les portes de la douane mais les policiers ont riposté, selon des journalistes sur place.
 

Les vidéos sur les réseaux sociaux montrent des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées, armes en main, défilant dans les rues de Ouanaminthe visiblement en colère après la révocation de leur patron Jeantel Joseph de l’Agence Nationale des Aires Protégées. Cagoulés, vêtus de leur uniforme habituel, ils ont même enfilé leur gilet par balles.

D’une dizaine, les agents de la BSAP étaient accompagnés d’une bonne partie de la population de Ouanaminthe. Ces protestataires ne cessaient de scander « Viv BSAP » pour afficher leur soutien au corps armé. La foule était acquise à la cause de la BSAP.

Ces agents de la BSAP ont pris les rues après avoir donné une conférence de presse sur la situation après la révocation de Jeantel Joseph. Ils étaient accompagnés des membres de la base 52, réputée pour être des alliés de Guy Philippe. Selon les informations parvenues à la rédaction par des journalistes sur place, ces agents de la BSAP auraient voulu s’introduire dans l’espace de la douane. Mais, des agents de l’UDMO et de la Polifront assurant la sécurité de l’espace les ont repoussés.
 
Après avoir essuyé ce revers, les agents de la BSAP ont exigé la fermeture de certaines entreprises. Sur la route, ils ont tiré en l’air. Selon des journalistes sur place, ces agents de la BSAP dénoncent la révocation de Jeantel Joseph et soutiennent le mouvement lancé par l’ancien chef rebelle Guy Philippe.
 
La veille, un des membres de ce corps armé avait indiqué qu’ils allaient se mettre en position pour débuter véritablement la "révolution" de l’ancien chef rebelle Guy Philippe.
 
Calme apparent dans d’autres villes
 

Dans d’autres villes, un calme apparent s’installe. Selon le correspondant de Gazette Haïti News à Jérémie, la ville est calme et sereine. Aucune manifestation n’a été lancée du côté de l’opposition. Contrairement aux jours précédents, les banques commerciales ont fonctionné ; le petit commerce et le transport en commun fonctionnent. Tout est pratiquement retourné dans l’ordre dans cette ville. Toutefois, à Jérémie, l’école ne fonctionne pas et le tribunal de première instance est reste toujours dysfonctionnel après l’incendie partiel de ses locaux.

Jérémie est le véritable fief de Guy Philippe. Il y a quelques jours, la ville était en effervescence mais la flamme s’est éteinte après l’installation du cartel provisoire et du délégué départemental de la Grand’Anse.
 
Dans la ville de Miragoâne, un calme apparent est aussi constaté. Tout fonctionne normalement comme les banques commerciales et le tribunal de première instance. Le petit commerce et le transport en commun fonctionnent. Toutefois, les écoliers ne peuvent pas encore aller à l’école en raison des institutions éducatives qui n’ont pas encore ouvert leurs portes. Selon notre correspondant James Jean Louis, au niveau de la douane, une forte affluence est constatée comparativement les derniers jours.
 
Guy Philippe n’a pas encore réagi à la suite de la révocation de son bras droit Jeantel Joseph de l’Agence Nationale des Aires Protégées. On ne l’entend pas aussi en train de donner des directives à la population.
 
 
 
 
 

Par : Daniel Zéphyr

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