Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Gazette Haïti News ce mercredi 17 janvier 2024, l’ancien sénateur élu de la Grand’Anse Guy Philippe dément les propos de son avocat Me Reynold Georges affirmant que l’ancien chef rebelle a exigé des postes ministériels à Ariel Henry. Le bureau de communication de Guy Philippe dénonce « un laboratoire cherchant à détourner l'attention de la population sur son vrai objectif qui est la révolution au péril de sa vie. »
Cette déclaration de Me Reynold Georges à propos de Guy Phillipe a enflammé la toile ce mercredi 17 janvier.
Dans une audio circulant sur les réseaux sociaux, extraite d’une interview sur une station de radio, Reynold Georges affirme que son client voulait négocier le pouvoir avec le premier ministre Ariel Henry. Il dit en avoir même parlé à Alix Richard, secrétaire général du conseil des ministres.
Les propos de Me Reynold Georges ont eu une onde de choc dans le camp de Guy Philippe qui s’est empressé de réagir.
« Le bureau de communication de l’ancien sénateur Guy Phillipe apporte un démenti formel et condamne avec véhémence une déclaration en circulation sur les réseaux sociaux attribuée à l’éminent avocat Reynold Georges, selon laquelle Mr Guy Phillipe aurait exigé des postes ministériels en vue de cohabiter avec le gouvernement de Ariel Henry », peut-on lire dans un communiqué publié ce mercredi.
Le bureau assimile cela à « des manœuvres d’assassinat de son caractère du gouvernement haïtien mises en places par le gouvernement » dans le but « de réduire à néant la popularité du sénateur », condamné aux Etats-Unis en raison de son « appel fort à la révolution pour un chambardement radical du système ».
Le camp de Guy Philippe dénonce un laboratoire déterminé « cherchant à détourner l'attention de la population sur son vrai objectif qui est la révolution au péril de sa vie. »
Dans les déclarations de Me Georges qui était sur de lui, il a informé que Guy Philippe voulait tout simplement avoir le contrôle de ministères clés, tels que la justice, la défense et l'intérieur.
Avant même de lancer son appel à la désobéisance civile, l’ancien commissaire de police ayant été condamné aux USA après avoir plaidé coupable pour blanchiment d'argent provenant de la drogue cherchait à négocier une issue pacifique à la crise, a indiqué l’avocat de Guy Phillipe.
« C’est moi qui le lui avais conseillé », a affirmé le dirigeant du parti ALAH, confirmant ses propos pour la rédaction plus tard.
Par: Daniel Zéphyr
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