PubGazetteHaiti202005

Le déploiement des troupes kenyanes bloqué au moins jusqu’au 26 janvier 2023

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La justice kenyane va déterminer le 26 janvier si la décision de l'État de déployer des policiers en Haïti pour réduire l'insécurité était constitutionnelle, selon les révélations de la presse kenyane ce jeudi 16 novembre 2023.

Le juge Chacha Mwita a fixé la date après que les parties de l'affaire se sont confrontées ce jeudi. Le chef du parti de l'Alliance de la troisième voie, Ekuru Aukot, a fait valoir que la constitution de 2010 ne prévoyait pas le déploiement d'agents de police dans des missions à l'extérieur du pays rendant la décision inconstitutionnelle.

Le juge Mwita après avoir entendu les parties a donné des ordonnances de prolongation bloquant le déploiement de policiers en attendant une décision sur l'affaire le 26 janvier de l'année prochaine.

Cette décision de la justice kenyane survient quelques heures après que le parlement kenyan a donné son feu vert pour le déploiement des troupes kenyanes en Haïti.

Tout le tohu-bohu se fait dans un contexte où le ministre de l'Intérieur du Kenya avait affirmé le 7 novembre dernier que le Kenya n’enverra pas de policiers en Haïti au sein de la MMSS tant les ressources financières ne soient pas mobilisées.  Selon le ministre Kithure Kindiki, le budget global pour le déploiement des policiers pendant un an, qui vise à rétablir le calme dans ce pays des Caraïbes en proie à des gangs contrôlant des régions entières du pays, s'élève à 600 millions de dollars.

«À moins que toutes les ressources ne soient mobilisées (...), nos troupes ne quitteront pas le pays», avait-il affirmé devant une commission parlementaire, demandant que le financement soit assuré par les «États membres des Nations unies». 


Le Kenya a déjà participé à plusieurs opérations de maintien de la paix dans des pays voisins (RDC, Somalie) et dans diverses parties du monde (Liberia, Timor oriental, ex-Yougoslavie...).

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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