PubGazetteHaiti202005

Mission Multinationale en Haïti: une délégation du Kenya attendue à Port-au-Prince la semaine prochaine

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Une délégation conduite par le ministre kenyan des affaires étrangères du Kenya Musalia Mudavadi est attendue en Haïti la semaine prochaine pour évaluer le statut juridique et diplomatique de la mission multinationale de soutien à la sécurité, selon les déclarations du ministre de l’intérieur du Kenya Kinthure Kindiki, qui comparaissait jeudi devant une commission parlementaire sur la sécurité.

 Après la venue il y a quelques mois d’une mission pour un état des lieux en Haïti, le Kenya va maintenant envoyer une mission pour évaluer le statut juridique et diplomatique de la mission multinationale de soutien à la sécurité.

L’information a été donnée par le ministre de l’intérieur du Kenya Kinthure Kindiki qui s’exprimait devant une commission parlementaire sur la sécurité. « Nous avions déjà envoyé une équipe d’évaluation en Haïti. Les représentants avaient été choisis parmi le bureau des Affaires étrangères, divers départements de sécurité et d’autres parties prenantes », a indiqué le ministre dans des propos repris par la presse kenyane dont Standardmedia.co.ke.

« Oui, je peux confirmer que la première équipe est de retour et a déjà transmis ses conclusions et nous réfléchissons à la viabilité et au succès de la mission de maintien de la paix en Haïti », ajoute-t-il.

Selon Kindiki, les questions diplomatiques et juridiques doivent précéder le déploiement de la police en Haïti, et la mission ne devrait durer qu'un an.
La Haute Cour du Kenya a interdit lundi dernier le déploiement des forces de sécurité du pays dans d’autres pays pendant deux semaines après une plainte déposée par des citoyens.

Cette contestation survient après que le Kenya a accepté de diriger une force multinationale pour lutter contre la violence des groupes armés en Haïti, à la suite d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies approuvée la semaine dernière. La mission serait financée par des contributions volontaires, les États-Unis promettant jusqu’à 200 millions.

La plainte de ces citoyens reproche au président William Ruto d’avoir accepté de diriger la mission internationale de maintien de la paix alors que le Kenya est aux prises avec des problèmes de sécurité découlant des attaques des militants et, plus récemment, d’affrontements ethniques.

D’autres citoyens estiment que la démarche du Kenya viole la constitution du pays.

Lors de sa prise de parole par devant la commission, le ministre de l’intérieur kenyan a indiqué que le gouvernement considère que « c'est un grand honneur de jouer un rôle de leadership et participer à la mission internationale de soutien de la paix. »

« Le déploiement d'officiers de police kényans en Haïti sera conforme à l'article 240 de la Constitution et soumis à l'approbation de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Kenya s'est engagé à déployer 1 000 policiers sur une demande initiale de 2 500 policiers. La durée de la mission est d'un (1) an », a soutenu sur X Kinthure Kindiki après son intervention devant la commission.

« Le service de police du Kenya a une longue histoire et un riche historique dans les missions de maintien de la paix et les opérations de soutien de la paix en Namibie, au Cambodge, en ex-Yougoslavie, dans la mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine, au Timor oriental, en Croatie, en Sierra Leone, au Kosovo et au Darfour », a-t-il ajouté.

Le ministre a réitéré que la mission en Haïti ne coûtera rien au gouvernement kenyan, ajoutant que la totalité des dépenses sera prise en charge par le Conseil de sécurité des Nations Unies.


Par: Daniel Zéphyr

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