Dans une correspondance adressée à l’attention de l’inspecteur en chef de la Police Nationale d’Haïti le mardi 22 août 2023, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a dénoncé une attaque armée perpétrée, selon lui, par un policier de la POLIFRONT contre ses locaux. Le Réseau dit prendreau au sérieux cette attaque, sollicitant de l'Inspection Générale de la PNH l'ouverture d'une enquête.
Les faits se sont déroulés vendredi dernier, selon les explications fournies par le le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans cette lettre. L’agent de police qui est un agent 1 affecté à POLIFRONT accompagné d'un individu lourdement armé ont tiré en direction des locaux de l'organisation.
« Cette attaque a été perpétrée dans l'après-midi, environ deux (2) heures après la publication du rapport du RNDDH portant sur les derniers actes de violence perpétrés dans plusieurs localités des départements de l'Artibonite et de l'Ouest dont Carrefour-Feuilles », précise le réseau dans sa lettre.
Les premiers constats faits par la juge de paix Christine DOREUS affectée au tribunal de paix de Port-au-Prince, démontrent que la barrière principale des locaux du RNDDH porte les impacts de cinq (5) balles et un (1) sur des panneaux solaires de l'organisation, installés sur le toit du bâtiment.
Par conséquent, le Réseau National de Défense des Droits Humains dit prendre au sérieux cette attaque dirigée contre ses locaux et sollicite de l'Inspection Générale de la PNH l'ouverture d'une enquête, en vue de fixer les responsabilités et de transférer par devant les instances judiciaires, toutes les personnes qui y sont impliquées.
Ce fait survenu après le rapport du RNDDH sur l’escalade de violences éclatée dans la localité de Carrefour-Feuilles n’est pas anodin pour le Réseau. Il réitère les grandes lignes de son rapport insinuant des liens « de connivence qui existent entre les autorités étatiques, le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et les bandits. »
Le RNDDH dit rester convaincu que les gangs armés ont été activés au cours de la première partie du mois d'août 2023 par les autorités étatiques et par le CSPN, en vue de maintenir un climat de terreur dans le pays, dans l'objectif de justifier la demande d’une force multinationale produite en novembre 2022 par le gouvernement.
Par: Daniel Zéphyr
- Log in to post comments


