Dans un rapport paru ce lundi 21 août 2023, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique des déplacés internes de Carrefour-Feuilles éparpillés dans des sites d’hébergement. Le CARDH appelle à un meilleur regard sur les déplacés.
Le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) décrit une situation alarmante des déplacés internes de Carrefour-Feuilles ayant fui la violence des gangs.
Le dimanche 20 août 2023, huit jours après, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a fait une visite dévaluation dans cinq des 20 sites logeant les déplacés internes. Ces derniers y vivent dans une situation très critique, malgré des interventions de certaines instances étatiques et humanitaires, selon l’institution.
Au lycée de Carrefour-Feuilles, principal site où sont logés près de 3.000 déplacés internes, des handicapés comme des malades mentaux y vivent. Aucune intervention n’y a été faite, sinon une organisation qui y distribue des plats chauds, selon le constat de l’institution. « Cette situation pourrait s’expliquer par un problème de sécurité pour le personnel et les matériels des institutions étatiques et humanitaires », tente de comprendre le Cardh.
Par rapport au constat, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) a identifié des besoins urgents comme des lampes solaires; une prise en charge spéciale pour un malade mental devenu violent; appui psycho-social ; nourritures et accessoires ; kits hygiéniques et nettoyages externes et internes ; douches pour protéger l’intimité des femmes et des filles.
Le Gymnasium Vincent, autre grand endroit en teme d’affluence où les déplacés internes sont logés sur la cour, semble être le site bénéficiant de la plus grande attention. « Plusieurs instances étatiques et organisations humanitaires y ont intervenues », note l’organisme de droits humains, estimant que les déplacés ont des besoins urgents.
Une tempête tropicale est annoncée pour mardi et mercredi 22 août 2023. Le Cardh se dit préoccupé sur les pluies diluviennes qui risquent de s’abattre sur ces déplacés.
La situation n’est pas différente dans les autres sites d’hébergement. Au regard des constats réalisés, le CARDH lance un cri d’alarme afin que les instances fassent une meilleure coordination sur le terrain, identifient les besoins particuliers de chaque site et y fassent des interventions d’urgence efficaces répondant aux besoins des déplacés.
« L’État doit mettre en place un plan de relèvement économique et social d’urgence pour les aider. Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle doit tenir compte des enfants des déplacés par rapport à la réouverture des classes prévue pour le 11 septembre 2023 », estime l’institution.
Par: Daniel Zéphyr
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