PubGazetteHaiti202005

Élections en Haïti : 15 000 tablettes pour le CEP,  mais toujours aucune date pour le référendum et les élections

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Ce mardi 20 mars 2025, dans le cadre de la 9e édition du programme « Les Mardis de la Nation », Joseph André Gracien Jean, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des questions électorales et constitutionnelles, a annoncé que le Conseil Électoral Provisoire (CEP) avait reçu 15 000 tablettes. Elles sont destinées à préparer l’organisation d’un référendum constitutionnel ainsi que des élections générales en Haïti. Cependant, le ministre a évité de préciser leur provenance. 


Si cette annonce a été présentée comme une avancée dans le processus électoral par les dirigeants, elle n’a pourtant pas suffi à convaincre les journalistes. En effet, après une intervention de plus de huit minutes, le ministre s’est contenté de répéter que ces tablettes avaient été remises au CEP, sans toutefois fournir de détails sur les échéances électorales ni énumérer les avancées du gouvernement faites dans le processus.


Par ailleurs, Joseph André Gracien Jean a évoqué l’accord du 3 avril 2024, qui prévoit l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections générales. Cependant, aucun élément n’a été donné concernant le contenu du projet constitutionnel ni sa finalisation. De surcroît, aucune date n’a été communiquée, ni pour le référendum annoncé, ni pour les élections à venir.


Le ministre chargé des questions électorales et constitutionnelles n'a donné aucune information relative aux dates retenues pour ces activités et sur le projet de Constitution.


Malgré cet effet d’annonce, la remise des 15 000 tablettes au CEP n’a donc pas permis de dissiper le flou qui entoure le processus électoral. En effet, aucun détail n’a été fourni sur la manière dont ces appareils seront utilisés, ni sur leur répartition sur l’ensemble du territoire. Plus inquiétant encore, aucune mesure n’a été évoquée pour garantir la sécurité et l’intégrité du scrutin dans un pays gangrené par l’insécurité.
Face à ce contexte, le ministre a néanmoins appelé « à la conscience de tous les Haïtiens pour faire aboutir le processus électoral », insistant sur la détermination du gouvernement à consulter la population. « La volonté de tenir un référendum est intacte », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution, qu’il juge essentielle pour refonder les bases de l’État. Toutefois, il est à noter qu’aucun détail n’a été livré sur les réformes envisagées dans ce nouveau texte.


Depuis la dissolution du Parlement en 2020 et l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, Haïti peine à retrouver une stabilité institutionnelle durable. Les initiatives successives pour organiser des élections ont toutes échoué.

 

Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé depuis quelques temps fait du référendum et des élections sont cheval de bataille. Pas une déclaration dans la presse sans en faire mention. Ce mardi 20 mai, il s'est rendu au CEP pour rencontrer les conseillers électoraux appelés à organiser les prochaines élections. 

 

 

Par Arnold Junior Pierre

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