Ferme Latortue

Des organisations de défense des droits humains, condamnant les attaques contre le cabinet Madistin, veulent que la justice sévisse contre les coupables

Pierre Esperance


L'attaque à l'encontre du cabinet de Me Samuel Madistin soulève l'indignation de plusieurs organisations de droits humains qui profitent pour appeler l'IGPNH à identifier les coupables et de les transférer par devant les autorités judiciaires, afin d’être jugées conformément à la loi.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (CE-JILAP), le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) et la Plate-forme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) disent apprendre avec stupéfaction que, dans l’après-midi du 19 février 2020, le Cabinet de Me Samuel Madistin, président de la Fondation Je Klere (FJKL), une organisation de promotion et de défense des droits humains, a été vandalisé et plusieurs véhicules stationnés sur le parking du Cabinet, ainsi qu’une génératrice, ont été incendiés. 

"Ces événements, survenus à la faveur d’un mouvement de rébellion déclenché par des policiers-ères qui réclament la jouissance de leur liberté syndicale, et perpétré dans le dessein évident de nuire à Me Samuel Madistin en raison de sa position vis-à-vis de la création d’un syndicat au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH), dénotent le niveau d’intolérance énorme au sein de la société haïtienne", s'indignent ces organisations de défense des droits humains.

Les organisations signataires de la présente note condamnent avec la dernière rigueur les attaques perpétrées à l’encontre dudit cabinet qui, selon elles, sont inacceptables dans une société démocratique et rappellent que les libertés d’expression et de conscience sont garanties par la Constitution actuellement en vigueur ainsi que par les différentes conventions ratifiées par Haïti. De ce fait, elles invitent l’Inspection générale de la PNH à mener une enquête célère dans le but d’identifier les coupables et de les transférer par devant les autorités judiciaires, afin d’être jugés conformément à la 
loi.

"Des policiers-ères ne peuvent d’une part se baser sur les prescrits de la Constitution et des instruments régionaux et internationaux pour exiger le respect de leur droit syndical et la jouissance de leur liberté syndicale pour, d’autre part, violer les droits des autres membres de la société, sous prétexte qu’ils ne partagent pas leurs points de vue", peut-on lire dans la note de prise de position.

 

 

Par Michelson Césaire

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