PubGazetteHaiti202005

Garry Conille veut s’attaquer à la corruption dans l’administration publique 

Premier ministre Garry Conille

Lors d'une conférence de presse tenue le jeudi 20 juin 2024, le Premier ministre Garry Conille a dévoilé une série de mesures visant à éradiquer la corruption au sein de l'administration publique. Ces annonces font suite à des réunions avec les directeurs généraux de plusieurs institutions clés, dont l'UCREF, l'ULCC, la CNMP, la DCPJ, le BAF, la CSCCA, ainsi qu'avec les ministres de l'Économie et de la Justice.

Garry Conille entend s'attaquer de front à un problème majeur : la corruption, véritable fléau nécessitant une approche perspicace. 

« Nous avons souhaité lancer cette initiative dès le début de notre mandat. La crise haïtienne, marquée par l'insécurité, les problèmes sociaux, humanitaires et économiques, est intrinsèquement liée à un État défaillant. Il est donc impossible de résoudre ces problèmes sans s'attaquer simultanément à la corruption enracinée dans les structures étatiques », a déclaré Garry Conille.

Pour le Premier ministre, cette lutte contre la corruption est essentielle pour restaurer la confiance entre la population et le gouvernement. « Les citoyens doivent sentir que l'État œuvre pour leur bien-être, qu'il s'emploie à améliorer leurs conditions de vie, et surtout qu'il ne tolère ni la corruption ni l'impunité des dilapidateurs des ressources publiques », a-t-il souligné.

Au cours de la conférence de presse, Garry Conille a présenté un chiffre préoccupant : jusqu'à 30 % des employés de l'État perçoivent leur salaire sans être présents à leur poste. « Nous devons prendre des mesures immédiates pour remédier à cette situation. Nous interdirons toute collecte de fonds non autorisée par la loi au sein de l'administration. Nous procéderons à une épuration des listes de paie et veillerons à la transparence dans la distribution des cartes de débit », a promis le Premier ministre.

À moyen terme, Garry Conille souhaite élaborer une stratégie nationale de lutte contre la corruption. Il souhaite inviter la société civile à jouer un rôle actif, à donner son avis et à contribuer à cette lutte. Il entend développer une feuille de route nationale pour chaque institution de contrôle. « Une matrice nationale des risques et des actions ciblées sera mise en place pour atténuer les impacts en fonction du niveau de vulnérabilité », a-t-il annoncé.


Haïti est souvent mal classée dans l’indice de perception de la corruption. Plusieurs scandales de corruption ont marqué les précédentes administrations, particulièrement l’affaire des fonds Petrocaribe dilapidés en grande par le régime du PHTK. 
Toutefois, l’unité de lutte contre la corruption (ULCC) semble depuis un certain temps vouloir s’attaquer au fléau en menant des enquêtes. 

A rappeler que Haïti est désormais membre du réseau globE.

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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