PubGazetteHaiti202005

Haïti/Crise: Les eminentes personnalités de la Caricom attendues à Port-au-Prince le 6 décembre prochain

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Les émissaires de la CARICOM seront de retour en Haïti le 6 décembre prochain. Ils y séjourneront  jusqu'au 14 Décembre 2023, selon les informations parvenues à la rédaction. C'est sera la énième tentative pour tenter de faire bouger les lignes et parvenir à un accord politique.

Les éminentes personnalités de la Caricom seront à Port-au-Prince du 6 au 14 décembre 2023. Elles doivent pousser les acteurs politiques à signer un accord politique.

Selon les informations, les discussions se porteront sur la proposition de sortie de crise  faites par les éminentes personnalités il y a quelques jours soit le 22 novembre 2023. Document scruté par la rédaction de Gazette Haïti News.


Le document contient plusieurs points de similitude avec celui qui a  circulé sur les réseaux sociaux, découlant des différentes rencontres entre des structures politiques et Jonathan Powell. Cependant des changements ont été quand même apportés comme le remplacement du Haut conseil de transition (HCT) par le Conseil de Transition (CT)  avec des prérogatives présidentielles et  la formation d'un CEP suivant l'esprit de la constitution de 1987.  


Ce conseil de transition, selon le document, « sera doté de pouvoirs présidentiels dans la mesure où cela est possible conformément aux normes et à l'esprit de la Constitution ». 
Il devra, selon le document, « contribuer à garantir la bonne gouvernance en travaillant en collaboration avec le Premier Ministre et le Conseil des Ministres pendant la période de transition pour assurer l'amélioration des conditions socio- économiques de la population, la fourniture de la sécurité et des services de base, la protection des droits de l'homme et la promotion de la règle de loi et de la responsabilité, les réformes et la création d’un environnement politique favorable à l’organisation et au déroulement des élections le plus tôt possible. »
Cet organe devrait être composé de sept personnes représentant les secteurs politique (4 personnes); secteur privé (1 personne); religieux (1 personne); société civile (1 personne).


Les pouvoirs du conseil de transition seront de contresigner avec les membres du gouvernement les arrêtés et les décrets ainsi que de l'ordre du jour du Conseil des Ministres; nommer un Conseil Électoral Provisoire (CEP) dans l'esprit de l'article 289 de la Constitution et fixer la date des élections sur la base de l'avis technique du CEP, qui sera ensuite publié au Moniteur; présider le Conseil National de Sécurité; en collaboration avec le Premier Ministre, définir et établir un Gouvernement d'Entente Nationale mettant l'accent sur l'inclusion. 

« Il reposera sur la sélection de personnes intègres, expérimentées et compétentes dans les domaines techniques de leurs portefeuilles et prendra en compte la parité hommes-femmes », précise le document.
Cet organisme, selon les prescrits de ce protocole d’accord fonctionnera de manière collégiale sous la direction d'un président désigné par ses membres. Il exercera un contrôle sur les domaines stratégiques d'action prioritaire du gouvernement de transition comme la bonne gouvernance, le rétablissement de la sécurité, la tenue d'élections libres, équitables et inclusives, l'aide humanitaire, la relance économique et la réforme constitutionnelle et institutionnelle.

S’agissant du gouvernement d’Entente Nationale, c’est le Premier Ministre, le Conseil de Transition qui travailleront, la Déclaration de Kingston et les signataires de l'accord du 21 décembre travailleront conjointement pour mettre en place un nouveau Gouvernement mettant l'accent sur l'inclusion.

« Il reposera sur la sélection de personnes intègres, expérimentées et compétentes dans les domaines techniques de leurs portefeuilles et prendra en compte la parité hommes-femmes. Le Premier Ministre devrait avoir droit à 40 % des nominations ministérielles », explique le document.


Le protocole d’accord ne mentionne pas les modalités pour mettre en place un premier ministre, de quoi supposer le maintien à la primature de Ariel Henry. Selon le document,  « les priorités du gouvernement comprendront la garantie de la sécurité des citoyens, le soutien au déploiement de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité et la création d'un environnement propice aux élections. »


Le Gouvernement d’Entente Nationale, souligne le document, devrait être mis en place 14 jours après la reconfiguration du Conseil de Transition.

Des institutions comme le conseil électoral provisoire qui doit avoir 3 femmes parmi les neuf membres sélectionnés, l’OCAG qui doit être composé de 15 membres sont évoquées dans ce document dune dizaine de pages.
Le document plaide pour la nomination d’un conseil national de sécurité, la formulation d’un plan de sécurité nationale. Il traite aussi de la réforme constitutionnelle, la  Préparation d'une Conférence Nationale et le lancement d’un processus de réforme constitutionnelle. 


Une feuille de route claire a été tracée. Dans les 14 jours suivant l'accord: installation du Conseil de Transition révisé. Dans les 21 jours suivant l'accord: nomination du CEP et préparation d'une feuille de route électorale détaillée; - installation du Conseil National de Sécurité. Dans les 28 jours suivant l'accord: désignation d'un Gouvernement d'Entente Nationale; nomination d'un Organisme de Contrôle des Actions Gouvernementales
(OCAG); mise en place d'un Conseil National de Sécurité; présentation par le secteur privé d'un plan économique détaillé pour soutenir
reprise économique. Dans les 30 jours suivant l'accord: lancement du processus de réforme constitutionnelle.
 
Cette transition, compte tenu de l'ampleur et de la complexité des défis auxquels le pays est confronté pour se remettre sur pied, ne devrait pas dépasser 18 mois après l'accord, selon le document.

Par ailleurs, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) sera le garant de la pleine mise en œuvre de l'accord « dans la mesure du possible grâce à l'engagement continu du Groupe de Personnalités éminentes (GPE) si une assistance ou des conseils s'avèrent nécessaires jusqu'à la tenue des élections générales. »



Par: Daniel Zéphyr

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