PubGazetteHaiti202005

Journée internationale des personnes handicapées: l’ONU requiert la mise à nu des inégalités dont sont victimes les handicapés

Antonio Guterres, Sec Gn ONU

Le secrétaire général de l’organisation des Nations Unies Antonio Guterres, dans une publication faite ce mercredi 3 décembre 2021 a plaidé en faveur de la « mise à nu » des barrières et inégalités persistantes auxquelles sont confrontés le milliard de personnes handicapées dans le monde. Dans la foulée, il enjoint à tous les pays de mettre « pleinement » en œuvre la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

 

Depuis 1992, la Journée internationale des personnes handicapées est célébrée chaque année le 3 décembre à travers le monde. Cette initiative a été prise dans l’optique de promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et à accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. 

« Je demande instamment à tous les pays de mettre pleinement en œuvre la Convention relative aux droits des personnes handicapées, d’accroître l’accessibilité et de supprimer les obstacles juridiques, sociaux, économiques et autres, avec la participation active des personnes handicapées et des organisations qui les représentent », a déclaré Antonio Guterres qui appelle à la « mise à nu » des barrières et les inégalités persistantes auxquelles sont confrontés les handicapés.
  

Sur le milliard de personnes en situation de handicap, 80 % vivent dans des pays en développement. 46 % des personnes âgées de 60 ans et plus sont en situation de handicap, selon les dernières estimations et une (1) femme sur cinq est susceptible de se retrouver en situation de handicap au cours de sa vie. De plus, un enfant sur 10 vit avec un handicap. Selon d’autres rapports consultés par la rédaction de Gazette-Haïti, 15 % de la population mondiale vivent avec un handicap.

 

 

Situation aggravée avec le covid-19 

L’épidémie de COVID-19 a un impact disproportionné sur les personnes en situation de handicap. Creusant les inégalités préexistantes et révélant l’ampleur de l’exclusion, la crise mondiale liée à la COVID-19 montre combien l’inclusion du handicap est indispensable. Au nombre d’un milliard, les personnes en situation de handicap forment un des groupes les plus exclus de la société et comptent parmi les plus durement touchées par la crise actuelle, en termes de décès.

 
 

Même en temps normal, elles ont un accès moindre que quiconque aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi ou à la vie sociale, selon l’organisation des Nations Unies. Elles sont exposées à un risque élevé de pauvreté, de violence, de négligence ou d’atteintes et sont au nombre des personnes les plus marginalisées dans les communautés touchées par la crise. Comme elles subissent de façon disproportionnée les incidences, directes ou indirectes de la pandémie de COVID19, leur situation n’a fait que s’aggraver.

 

Les handicapés haïtiens méprisés et discriminés

 

En  Haïti, la situation va de mal en pis. En juin dernier, plusieurs dizaines de handicapés ont été victimes au camp « la piste ». « La façon dont sont traités les handicapés dans le pays, où elles connaissent toutes sortes de problèmes, ne montre pas qu'ils ont les mêmes droits que tous ceux n’ayant pas de déficience », nous confie Claude Alain Tabuteau, coordonnateur de l'association des personnes handicapées pour le département de l'ouest.

 

 

Depuis quelques mois, les handicapés n'ont nulle part où se faire entendre. Méprisés, discriminés et stigmatisés, les handicapés ne savent pas à quel saint se vouer.

 

Depuis l’arrivée du premier ministre Ariel Henry, le poste de secrétaire d’Etat à l’intégration des personnes handicapées est vacant. Une situation anormale, selon Claude Alain Tabuteau qui demande au gouvernement replâtré de Ariel Henry d’y remédier.

 

Plus loin, il demande à l’Etat haïtien de se pencher sur le fonds de la caisse d’assistance sociale (CAS) habituellement octroyé aux handicapés. « Certains bénéficiaires n’en ont pas reçu depuis 10 mois alors qu’ils n’ont aucune source de financement pour fonctionner », a-t-il tancé.

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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