PubGazetteHaiti202005

Le taux de change aurait déjà atteint 250 gourdes pour un dollar si la BRH n’était pas intervenue, s’enorgueillit Jean Baden Dubois

Jean Baden Dubois, Gouv de la BRH

Le gouverneur de la Banque de la République d’Haiti se félicite d’avoir joué sa partition pour faciliter la stabilisation du  taux de change. La situation serait déjà bien si la BRH n’était pas intervenue sur le marché, s’enorgueillit le patron de la Banque des banques qui appelle les autres institutions concernées à assumer leurs responsabilités.

La gourde a perdu 18.87% de sa valeur entre le 1er octobre 2020 et le 23 mars en cours, déplore le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Jean Baden Dubois. Le patron de la BRH a, toutefois, laissé entendre que l’institution qu’il dirige a joué sa partition pour faciliter la stabilisation du  taux de change précisant que plus de 654.4 millions de dollars ont été injectés sur le marché durant les 6 premiers mois de l’exercice fiscal en cours. « Le taux de change aurait déjà atteint les 250 gourdes pour un dollar, ne seraient-ce les interventions de la Banque Centrale pour stabiliser le marché notamment à travers la circulaire 114-2 ».

M. Dubois précise que de ces 654.4 millions de dollars, seulement 346 millions ont été injectés directement sur le marché alors que la différence, soit 308.4 millions ont été alloués au paiement d’importation des produits pétroliers. Il déplore le fait que les compagnies pétrolières n’arrivent toujours pas à rembourser l’Etat faute de l’indisponibilité du dollar sur le marché des changes. Une situation qui affecte considérablement les réserves nettes de change de la BRH, se plaint Jean Baden Dubois.

Toutefois, M. Dubois donne la garantie que la banque centrale dispose de moyens lui permettant de continuer à intervenir sur le marché, son niveau de réserve nette de change étant actuellement de 500 millions de dollars, contre 757.9 il y a 6 mois de cela. Il assure également que le gardien des deniers publics dispose d’une capacité qui équivaut à 5.5 mois d’importation, soit 2.2 milliards de dollars.

Plusieurs économistes reconnaissent que la situation qui prévaut actuellement sur le marché des changes notamment la diversité des taux constatés est l’un des effets pervers de la circulaire 114-2 effectif depuis le 1er octobre 2020. Le gouverneur de la Banque Centrale qui semble n’etre pas insensible à cette situation affirme que la BRH suit de très près l’évolution du marché de change par rapport à la circulaire 114-2. Jean Baden Dubois annonce, en ce sens, des mesures susceptibles de renforcer ladite circulaire qui seront effectives à partir du 1er avril prochain.

Le financement des actions gouvernementales par la BRH est l’un des facteurs à la base de l’instabilité du taux de change et qui impacte négativement aussi le niveau de l’inflation. A seulement 5 mois et quelques semaines de l’exercice fiscal, le gouvernement accuse un financement monétaire de l’ordre de 35 milliards de gourdes pour l’exercice fiscal en cours. Alors que le niveau de financement pour l’exercice 2020-2021 ne devrait pas dépasser les 39 milliards de gourdes, selon le pacte de gouvernance économique signé entre la BRH et le Ministère des Finances. Jean Baden Dubois donne la garantie que la BRH entend respecter le pacte. Le pacte fait obligation au gouvernement de ne dépenser que ce qu’il collecte à partir de 39 milliards de gourdes de financement monétaire.

 

 

 

Par Diego O. Charles

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