Ferme Latortue

Révocation de policiers. Le RNDDH se range du côté des policiers et exprime son appui à leur démarche de se syndiquer

Marie Rosie Auguste, Resp du programme RNDDH


Le dossier opposant le haut commandement de la PNH et des policiers désireux de se syndiquer continue de défrayer la chronique et interpelle tous les acteurs de la vie nationale. C’est le cas du Réseau National de Défense des Droits humains qui condamne la décision prise au niveau de la direction générale de la police de congédier 5 policiers membres du syndicat de la police

« Nous regrettons le fait que l’IGPNH n’ait pas pris le temps d'enquêter pour ensuite dresser un rapport sur les événements survenus au champ de mars au cours de la semaine » a souligné la responsable de programme du RNDDH, Marie Rosie Auguste.

Le réseau désapprouve le comportement du haut État major de la PNH face à cette crise qui a déjà eu, dit-elle, des impacts considérables et qui risque de plonger le pays dans une situation sans précédent.

« Nous soutenons l’initiative du syndicat entamée par les agents de l’ordre. Le droit de se syndiquer est garanti par la constitution, rappelle la militante Marie Rosie Auguste soulignant au passage que c’est un corollaire de la déclaration universelle des droits de l’homme.

À en croire le RNDDH, la démarche des policiers sont en adéquation à la convention interaméricaine des droits de l’homme. Le réseau national de défense des droits humains invite le haut État major de la police nationale à entendre raison, en priorisant la voie du dialogue pour enrayer la crise avant que la situation ne dégénère. 

Le haut État major reste sur la corde raide, appuyé par le Conseil Supérieur de a Police Nationale qui a qualifié cette semaine le comportement des policiers de barbare et terroriste. Les policiers, quant à eux, campent sur leur position en mettant la pression pour contraindre les autorités à plier à leur exigence.

 

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